Fanfic t�l�charg�e depuis le site Raiponce Source : https://www.animationsource.org/raiponce/fr/ Titre : Flynn Auteur : Galia Description : Courte histoire expliquant comment Eug�ne Fitzherbert est devenu ce Flynn Rider voleur et s�ducteur que l'on connait tous. -------------------------------------------------------------------- Flynn La famille. Une notion connue de chacun, commune � grand nombre de personnes. Un p�re, une m�re. Une soeur, un fr�re. Un oncle, un cousin, une grand-m�re. Une famille est unie par les liens du sang mais il y aussi quelque chose d'encore plus fort : elle est soud�e par le temps. Les �v�nements, qu'ils soient joyeux ou malheureux, ou bien les �preuves que chaque membre d'une famille traverse t�t ou tard, font que ce lien fait d'un amour inconditionnel ne cesse de durcir et de resister aux temp�tes de la vie. La famille. Quelque chose de si vague, de si incompr�hensible pour ce jeune gar�on. Lui qui toujours avait connu l'orphelinat. Cet endroit bruyant, o� les r�gles �taient plus strictes les unes que les autres. - Eug�ne ! r�la la vieille dame. Finis ta soupe ! Arrach� de ses pens�es, il s'ex�cuta et avala ce liquide fade et � peine ti�de que Madame Tavot venait de nommer "soupe". L'heure du d�ner venait de s'�couler. Mais celle du couvre-feu n'�tait pas encore arriv�e. Les enfants avaient 30 minutes pour vacquer � leur activit� pr�f�r�e et pas une de plus. Beaucoup d'entre eux s'amusaient avec des vieux jouets en bois, ramen�s par des parents dont les enfants avaient grandis. Eug�ne, lui, �tait tranquillement assis en tailleur par terre. Le sourire se dessinait sur le visage du petit gar�on. Le livre qu'il lisait lui donnait des �toiles dans les yeux et ce, m�me s'il l'avait d�j� lu au moins deux fois. A chaque fois, son h�ros pr�f�r� lui offrait du r�ve et quelque chose comme de l'espoir, du courage, au fil des pages tourn�es. Un jour, pensa-t-il, je serais comme Flynagan Rider ! Je serais le h�ros qui sauve les gentils des m�chants ! Quand Madame Tavot frappa dans ses mains, tous les enfants comprirent qu'il �tait temps pour eux de rejoindre le dortoir et leur lit respectif. M�me s'ils voulaient rester jouer encore, tous s'endormirent vite. Le lendemain matin, les cloches qui retentirent reveill�rent tous les petits gar�ons et toutes les petites filles. Comme d'habitude, le r�veil �tait un brutal instant qui arrachait les enfants r�veurs en les ramenant � la rude r�alit�. Mais Eug�ne, m�me r�veill�, restait un petit gar�on avec des r�ves dans la t�te et plein de belles lueurs dans les yeux. Apr�s le petit d�jeuner, certains d'entre eux �taient charg�s d'ex�cuter certaines t�ches � l'ext�rieur de l'orphelinat, comme aller acheter du pain, aller chez le ferronnier pour r�cup�rer des cl�s, chercher quelques livres, ... Les enfants adoraient se voir confier ce genre de missions, cela leur permettait de sortir de l'�tablissement, de voir du monde et de se d�fouler en courant partout o� ils pouvaient. Certains s'amusaient � faire la course pour savoir lequel d'entre eux �tait le plus rapide � faire la t�che qui lui avait �t� donn�e. Eug�ne �tait de ceux qui pr�f�raient prendre le temps de bien se promener. Il adorait voir le boulanger enfourner son pain, de voir le fleuriste d�couper les tiges trop longues de ses fleurs et surveiller chaque homme et femme qui travaillaient soigneusement. Ce jour-l�, Eug�ne devait r�cup�rer des couverts. Le gar�on tenait dans sa petite main gauche le papier sur lequel �tait inscrit ce qu'il devait exactement ramener. Dans sa main droite y avait une petite bourse contenant le montant exact de cette commande. Eug�ne s'approcha de l'endroit o� le forgeron travaillait. A la grande diff�rence des autres commer�ants, cet homme ne travaillait pas dans une boutique ferm�e, mais dans un espace ouvert. Et pourtant, malgr� l'absence de mur et de toit, il faisait extr�mement chaud. Eug�ne fixa les diff�rents outils qu'il y avait ; des grands, des petits, des marmites qui fumaient, des seaux d'eau et puis cette esp�ce de chemin�e qui �tait probablement la source de cette chaleur. Le forgeron �tait en plein travail. Il venait de faire chauffer quelque chose de plat mais d'assez cons�quent. Avec son marteau, il tapait, tapait et tapait. Il le faisait si fort que le petit "bonjour monsieur" qu'avait sortit Eug�ne ne se fit pas entendre. Le forgeron se tourna pour saisir un de ses outils, quand il vit le jeune gar�on. - Qu'est-ce que tu veux, petit ? - J'ai besoin de �a s'il vous pla�t. dit Eug�ne en guise de r�ponse, en donnant maladroitement le papier. - Reviens dans une heure. Eug�ne hocha la t�te avant de la tourner vers un objet qui attira son regard. Il vit une magnifique �p�e, install�e contre l'un des ses �tablis. Elle �tait comme celle de Flynagan Rider qu'il avait imagin�. Mais elle �tait encore plus belle, plus brillante. Eug�ne la trouvait parfaite, une arme noble symbolisant la justice et le courage. - Elle te pla�t ? souria le forgeron. Eug�ne h�cha timidement la t�te. L'homme saisit l'arme d'une poigne ferme et la fit danser, transper�ant l'air. Le bruit de l'�p�e face au vent fit d�crocher un �norme sourire � Eug�ne. L'homme qui l'avait en main �tait habitu� � la manier et le jeune gar�on fut certain que ce monsieur savait se battre avec elle. - Elle est pas toute jeune, elle. Elle m'a bien servi, fut un temps. - Vous savez vous battre ? demanda de sa voix fluette Eug�ne. - Il y a bien des ann�es que je ne me suis pas battu. Tu veux essayer ? Le forgeron tendit son bras qui tenait l'�p�e. Eug�ne la saisit et aussit�t, elle s'enfon�a dans le sol. L'homme rit. Eug�ne le regarda, surprit de ce poids si important. Le gar�on regarda le dessin qui ornait le manche de couleur or de l'�p�e. C'�tait un soleil. L'embl�me royal du pays. Voyant que le petit gar�on l'avait vu, le forgeron la retira de terre et la remit � sa place initiale. - Vous �tes... Chevalier ? demanda Eug�ne, � la fois �tonn� et content. - Je l'ai �t�. Mais ce n'est pas tes histoires. Donne-moi mes sous et reviens dans une heure. Eug�ne s'ex�cuta, laissant les pi�ces sur un coin de l� o� il travaillait. Il quitta l'espace du forgeron, tandis qu'un tas de questions �mergeaient dans la t�te du petit gar�on. Il attendit environ une heure et retourna � l'atelier du forgeron. Cette fois-ci, il allait lui demander ce qu'il s'�tait pass�. Eug�ne voulait devenir un h�ros, alors poser des questions ne devait pas �tre un probl�me. Flynagan Rider, lui, l'aurait fait sans h�sitation. - Tiens petit. - Merci monsieur. Sa petite voix int�rieur lui hurlait de se lancer, de commencer ne serait-ce que par un simple "pourquoi ?". Eug�ne prit une profonde inspiration. 3... 2... 1... - Pourquoi vous n'�tes plus chevalier ? L'artisan le d�visaga. - Je m'en doutais. soupira-t-il. Il passa ses mains dans ses cheveux. - Les choses ne passent pas toujours comme pr�vu, tu sais. Un jour on t'offre une chance de suivre ton r�ve, de prouver ce que tu vaux, de montrer tes valeurs. Puis le lendemain on te j�te parce qu'on a plus besoin de toi. Eug�ne fron�a les sourcils. Il ne comprenait pas ce que disait l'ancien chevalier. - On a toujours besoin d'un chevalier. Il y a toujours des m�chants et... - Attends petit. Moi je voulais rester. C'est le royaume qui ne voulait pas de moi. Parfois, les gentils ne sont pas qui nous pensons. Eug�ne fut choqu�. �tait-il en train de dire que certains chevaliers �taient... M�chants ? - Dans la vie, tu comprendra vite qu'il n'y a pas vraiment de gentil ni de m�chant. C'est les gamins qui pensent �a. Les chevaliers ne sont pas forc�ment l'un ou l'autre, tout comme les voleurs. Une boule ne noua dans la gorge d'Eug�ne. De la d�ception, de l'amertume formaient cette boule. - Si un chevalier arr�te un voleur alors qu'il voulait simplement prendre des poules pour nourrir sa famille. C'est qui le m�chant ? Le voleur qui veut nourrir sa famille ? Ou le chevalier qui l'en emp�che ? Quelque chose se brisa dans le coeur d'Eug�ne. Quelque chose d'autre dans ses yeux s'�teignit. - Tu comprendras quand tu seras plus grand. Tu verras quelles sont les priorit�s. N'oublies pas que bien vivre est le plus important. Peu importe comment tu le fais. Eug�ne recula, les armes aux yeux. Il r�cup�ra les couverts et couru le plus vite possible � l'orphelinat. Toute la journ�e, il s'enferma en lui-m�me, repensant sans cesse aux mots de l'ancien chevalier. ....................................................................... Plus le temps passait et plus Eug�ne s'approchait de l'�ge de la majorit�. L'�ge o� il pouvait enfin sortir de l'orphelinat et �tre totalement libre. Quelques mois avant ses 18 ans, Eug�ne tomba sur ce vieu livre. Les Histoires de Flynagan Rider. Il se rappela de ses r�ves d'enfant et sourit, nostalgique. Cela faisait bien longtemps qu'il n'y avait pas pens�. - Flynagan Rider. sourit-il. Tu parles. Malgr� tout, il le conserva dans le peu d'affaires qu'il avait. Durant ces derni�res ann�es, il �tait l'un des seuls de son �ge � ne pas avoir �t� adopt�. Mais d�sormais, il s'en fichait. Bien au contraire. Il avait apprit l'art d'avoir ce qu'il voulait gr�ce � sa ruse et... Son charme. Il fallait l'avouer, Eug�ne n'�tait plus ce petit garcon timide avec la t�te dans les �toiles. Il �tait devenu s�r de lui, conscient que la vie n'�tait pas un conte pour enfants et �tait d�j� auteur de quelques vols. Eug�ne aimait les choses qui brillaient. C'�tait comme �a, il ne pouvait pas s'en emp�cher. Gr�ce � l'argent r�colt� des objets d�rob�s, il avait de quoi pr�parer son d�part de l'orphelinat. En quittant cet endroit, il allait tirer un trait d�finitif sur sa vie d'orphelin. Ce petit gar�on timide, r�veur et peureux allait restait l�. Il fallait faire place au jeune homme audacieux, presque riche et charmeur qu'il �tait devenu. Le jour de son d�part, il �tait le plus heureux du monde. A lui la libert� ! En quittant le village, il se promit de vivre heureux et pour lui-m�me, peu importe ce qu'il devait faire. C'est ce jour que Flynn Rider prit vit. A SUIVRE...