Fanfic t�l�charg�e depuis le site Miraculous Ladybug Source : https://www.animationsource.org/ladybug/fr/ Titre : Je te le promets - Partie 1 Auteur : Ka�tokid Description : Gabriel Agreste traverse une petite p�riode de tristesse. Sa femme lui manque tellement et depuis quelque jours il n'arrive plus � dormir. Pour la premi�re fois, le c�l�bre styliste va alors se plonger dans ses profonds souvenirs, l� o� sa vie a �t� marqu�e � jamais par sa rencontre avec sa ch�re et tendre Emilie. -------------------------------------------------------------------- Emilie : Mon ch�ri... Gabriel : ... Emilie : Mon ch�ri. Gabriel : Emilie? Gabriel Agreste fut �blouie par une lumi�re blanche spectaculaire. Quand elle s'adoucit, il aper�ut une belle silhouette f�minine, obscurcie par l'effet de contre-jour. Gabriel : Emilie, c'est toi? La lumi�re qui aveuglait partiellement Gabriel finit par s'�vanouir. Le visage de la douce Emilie Agreste apparut progressivement. Des frissons envahirent le corps du c�l�bre styliste lorsqu'il regarda sa femme. Cela faisait des ann�es qu'il n'avait pas connu une telle �motion, celle de voir sa bien aim�e vivante lui sourire., le regarder avec ses yeux verts d'�meraude. Gabriel eut une soudaine mont�e de larmes qui coul�rent le long de son visage �mu. Gabriel : Tu es encore plus belle que le jour o� l'on s'est rencontr�. Il ne put r�sister � l'appel de sa femme lorsque celle-ci lui tendit la main. Gabriel fit de m�me et approcha sa main de la sienne, excit� de pouvoir � nouveau sentir sa douceur. Nathalie : Monsieur? Monsieur ! Gabriel : Euh...quoi? Gabriel �tait accoud� � son bureau, sa lourde t�te appuy�e contre sa main. Sans s'en rendre compte, il s'�tait simplement assoupi en plein travail. Nathalie : Vous n'avez pas encore dormi cette nuit monsieur, c'est bien �a? Gabriel : ... Cela faisait maintenant deux jours que Gabriel ne dormait plus la nuit. Bien que d�termin� � achever sa conqu�te des miraculous, il traversait une p�riode de tristesse, d'une peine caus�e par la disparition de sa femme. Emilie lui manquait tellement, et il ne cessait de penser � elle ces deux derniers jours. Nathalie : Vous devriez aller vous reposer monsieur. Gabriel : Non, �a ira. Gabriel s'�tait endormi en lisant un vieil article de journal datant des ann�es 90. En ramassant un dossier sur le bureau de son patron, Nathalie aper�ut le journal et lut le gros titre en premi�re page. Nathalie : Le naufrage du Silverstar? C'est un article qui date des ann�es 90. Pourquoi vous int�ressez-vou s�... Gabriel : Ca suffit Nathalie ! Allez voir si tout se passe bien pour Adrien ! Nathalie : Euhm...Bien monsieur. D�sormais seul dans son bureau, Gabriel se frotta les yeux pour essayer de reprendre ses esprits. Il s'�tait endormi alors qu'il lisait un vieil article dat� de 1997 qu'il avait pr�cieusement conserv�, avec en premi�re page un drame qui avait marqu� l'ann�e : le naufrage du c�l�bre paquebot Silverstar. Rien qu'en lisant les premi�res phrases, tant de souvenirs �taient revenus dans sa t�te, des souvenirs qui le hantaient et qu'il voulait d�finitivement oublier, et d'autres qui le bercaient et qu'il gardait � vie. L'homme s'�tendit le long de son si�ge, ferma ses yeux et replongea � cette �poque. Il ressentait encore les frissons qu'il avait eu en voyant pour la premi�re fois le paquebot devant lui, arrim� au port, l'odeur de sa peinture neuve lui car�sser le nez. Tous ces souvenirs �taient intacts, comme si c'�tait hier. Pour la premi�re fois depuis des ann�es, il se replongea dans son adolescence, marqu�e par un drame, mais surtout par la plus belle rencontre de sa vie. Animation Source - Je te le promets Partie 1 New York, Avril 1996 Ce matin, le port de New York �tait bond� de monde qui �taient venus assister au d�part du Silverstar. Cet immense paquebot de luxe enti�rement construit pour la premi�re classe �tait si co�teux que seuls les riches et hauts plac�s de la soci�t� avaient les moyens d'y embarquer. New York avait accueillis cette semaine des banquiers du monde entier pour une r�union annuelle. L'enjeu �tait donc encore plus de taille pour le Silverstar qui devait transporter des milliers d'hommes riches et c�l�bres � travers l'oc�an Atlantique. Les derniers passagers �taient en train de monter � bord du paquebot sous le regard bienveillant des contr�leurs. Contr�leur : Bonjour monsieur, puis-je voir votre billet s'il vous plait. Merci bien. Alors que le contr�leur laissait passer des hommes et des femmes habill�s tr�s �l�gamment, il fut grandement surpris de voir une femme qui semblait bien venir de la troisi�me classe. Elle �tait simplement v�tue d'une tunique brune et d'un pantalon un peu large. Pr�s d'elle, son fils l'accompagnait, habill� d'une chemise blanche, d'un pantalon noir et d'un b�ret sur ses cheveux blonds.. Contr�leur : Navr� madame, mais vous ne pouvez embarquer dans ce bateau qu'avec un billet d'embarquement. Michelle : Bien s�r, les voici. La femme tendit au contr�leur les deux billets. D'un regard suspicieux, l'agent examina les billets achet�s au nom de Michelle Bellerue et Gabriel Agreste. Contr�leur : Avez-vous une pi�ce d'identit� � me pr�senter? Gabriel : Pourquoi il nous demande notre identit� alors qu'il ne l'a pas fait aux autres? Vous nous prenez pour... Michelle : Gabriel, ne discute pas s'il te plait... Apr�s avoir calmement apais� son fils, la m�re pr�senta comme demand� les pi�ces d'identit� au contr�leur. Contr�leur : Hmmm...Bienvenue � bord du Silverstar. Rangeant aussit�t les cartes et les billets dans sa poche, la femme prit ses bagages et s'empressa d'embarquer. Le jeune Gabriel passa pr�s du contr�leur, n'h�sitant pas � le d�visager du regard. L'heure du d�part sonna enfin. Le paquebot fut d�sarim� du port, puis ses trois chemin�es retentirent, annon�ant le d�but du voyage. Le bateau s'�carta lentement du port et entama ainsi sa travers� de l'oc�an. ... Dans leur chambre, Michelle venait de vider son dernier sac et commen�ait � ranger ses habits dans l'armoire � disposition. La chambre �tait assez simple mais raffinement d�cor�e. Les murs �taient peints d'un blanc cass� contre lesquels �taient d�pos�s des meubles faits en bois vernis d�licatement taill�. Une douce odeur d'amande parfumait l�g�rement la pi�ce et donnait l'impression � Michelle de revivre. En pliant son dernier linge, elle jeta un oeil sur son fils. Gabriel �tait allong� sur son lit bien douillet, les mains jointes sous son cr�ne. Se retrouver dans ce bateau n'�tait pas vraiment une partie de plaisir pour lui, ni pour elle d'ailleurs. Lorsqu'ils �taient en train de traverser un long corridor pour chercher leur chambre, ils �taient forc�s de remarquer les nombreux regards de riches lanc�s sur eux de par leur diff�rence. Elle les �vitait du mieux qu'elle pouvait, mais ce n'�tait pas le cas d'Adrien qui n'h�sitait pas � les d�fier un � un du regard, ce qui la mettait mal � l'aise. Son caract�re avait d'ailleurs souvent tendance � le rendre d�testable aux yeux des autres, qui venaient se plaindre aupr�s d'elle. Mais Michelle ne lui en voulait pas pour autant, car elle �tait bien la seule � le comprendre au fond. La vie de mis�re qu'elle et son fils ont v�cu avant de monter sur ce bateau �tait � l'origine de cette froideur chez son fils. Pourtant, elle consid�rait �a comme une bonne chose, car cela lui avait permit de se forger un caract�re intr�pide. Parfois m�me, elle enviait son fils du fait qu'il n'avait peur de personne. Apr�s avoir finit son rangement, Michelle rejoignit Gabriel et s'assit sur le rebord du lit. Michelle : Tu es fatigu� mon ch�ri? Gabriel : Non �a va... La m�re caressa la chevelure blonde de son fils. Elle savait bien que quelque chose le tracassait. Gabriel : Dis moi maman, es-tu s�re qu'on retrouvera notre ancienne vie en France? Michelle : Bien s�r que oui. Nous n'avons peut-�tre rien ici, mais chez grand-m�re il y a tout ce qu'il nous faut. Tu pourras ensuite vivre ta passion, trouver la femme de ta vie et fonder ta propre famille. La m�re embrassa le front de son fils et le termina sur ces mots rassurants : Michelle : Je te le promets. Michelle fut soulag�e de voir enfin Gabriel sourire. Il se redressa et embrassa �galement sa m�re. Puis il remit ses chaussures et s'appr�ta � sortir de la chambre. Michelle : Euh...veux-tu vraiment faire un tour avec le monde qu'il y a? Gabriel : T'inqui�tes. Ce ne sont pas des clowns en costume qui vont me faire peur sur ce bateau. ... Gabriel venait d'avoir dix-huit ans, et s'il �tait encore en vie aujourd'hui c'�tait avant tout gr�ce � sa m�re. Quand il n'�tait encore qu'en primaire, ses parents avaient d�cid� de quitter Paris pour aller vivre � New York. C'est l�-bas que son p�re lan�a son affaire et monta sa propre entreprise. Mais une fois arriv� au sommet de sa gloire, il brisa sa famille et d�cida de quitter sa femme et son fils. Il avait litt�ralement pill� sa maisonn�e, prenant avec lui tout l'argent et les biens de la famille. Michelle et Gabriel s'�taient alors retrouv�s dans les rues de New York, sans aucune ressource pour vivre. Pas m�me la belle-famille ne leur ont accord� la moindre attention. Pendant plusieurs mois, ils avaient v�cu dans la rue, le froid, la chaleur, l'humidit�, la salet�. La d�termination de Michelle lui permit n�anmoins de trouver un petit travail en tant que femme de m�nage, avec un revenu tout de m�me insuffisant pour subvenir aux besoins de son fils. Sans rel�cher, elle avait continu� � travailler jour et nuit pour pouvoir trouver un logement insalubre, de quoi se nourrir, et surtout permettre � son fils de poursuivre ses �tudes. Voyant que sa m�re fatiguait � force de se d�mener, Gabriel avait bien voulu l'aider et trouver lui-m�me un travail, mais elle refusait cat�goriquement. C'�tait donc dans cette mis�re que Gabriel avait grandi et s'�tait endurci. N'ayant jamais pardonn� � son p�re d'avoir impos� de telles souffrances � sa propre femme, le jeune gar�on avait nourrit une haine profonde envers les autres et n'avait confiance en personne. Pour lui, la seule personne � qui il devait rendre des comptes �tait sa m�re, celle � qui il devait la vie. M�me dans le chaos, elle avait reni� ses propres int�r�ts pour ceux de son fils. Elle s'�tait d�pens� jusqu'� en ne plus dormir pour pouvoir payer ces deux billets d'embarquement sur le Silverstar, afin qu'enfin ils puissent retourner en France, rejoindre la m�re de Michelle et retrouver une vie paisible � la campagne. Cette grande m�saventure avait �troitement rapproch� Gabriel de sa m�re. Elle �tait pour lui sa seule confidante, celle � qui il pouvait tout dire, celle en qui il avait le plus confiance, et surtout celle qu'il aimait le plus au monde. Le soleil brillait de mille feux au-dessus de l'Atlantique. Beaucoup de personnes se promenaient d�j� � l'ext�rieur pour profiter du beau temps et de la magnifique vue sur l'oc�an. Assis bien confortablement sur une chaise longue, Gabriel profitait de son temps libre pour compl�ter son carnet de dessins. L'art �tait son moyen de s'�chapper et s'exprimer pleinement. M�me sa vie dans les rues ne l'avait pas emp�ch� de se vider l'esprit dans ce loisir. Il dessinait sur tout ce qu'il pouvait trouver : journal, carton, mur...L'art l'avait aid� � endurer sa terrible enfance, et jusqu'� aujourd'hui il ne s'en est jamais s�par�. Gabiel s'�tait install� en plein soleil, mais quelque chose vint soudainement lui faire de l'ombre. M�content d'�tre perturb� dans son travail, l'adolescant leva les yeux : deux jeunes hommes d'a peu pr�s son �ge s'�taient plac�s expr�s devant lui, les mains dans les poches. Ces deux inconnus �taient habill�s en costume noir et chemise blanche accompagn�e d'un noeud papillon. Julien : Regarde moi �a Th�o, on accepte les clochards sur le Silverstar. Th�o (� Gabriel) : T'as rien � faire sur ce bateau petit, alors fiche le camp. Gabriel pr�f�ra soupirer et poursuivre son dessin sans m�me leur pr�ter attention. Ce n'�tait pas les premiers "ringards en costume" qu'il avait crois� sur sa route. Dans ce genre de situation, Gabriel aurait d�j� donn� le premier coup de poing. Mais tenant compte du lieu et du monde, il pr�f�ra prendre sur lui. Il sentit alors une main tirer sur son carnet. Th�o le lui arracha puis le balan�a au loin. Julien : Et en plus de �a il veut jouer les durs avec la premi�re classe. C'est en ayant �t� interrompu dans sa d�tente que Gabriel se r�v�la. Des frissons de col�re remont�rent jusqu'� son visage et le pouss�rent � se lever et faire face � ses perturbateurs. Les deux gar�ons �taient un peu plus grands et muscl�s que lui, mais ce n'�tait pas ce d�tail qui avait emp�ch� Gabriel de se mettre nez � nez face � Th�o. Le visage de ce dernier changea radicalement d'expriession. Son sourire moqueur fut effac� par l'intr�pidit� de Gabriel. Voyant cela, c'est Gabriel qui eut un sourire en coin. Gabriel : D�gage de ma vue le pingouin. Th�o se saisit alors brusquement de Gabriel par la chemise et leva son poing. Au m�me moment, une dame en longue robe bleue appela le gar�on. M�re de Th�o : Th�o, c'est l'heure du d�jeuner ! Th�o resta le poing lev�, fixant Gabriel qui le provoquait du regard comme s'il le d�fiait de le frapper. Gabriel : Tu as entendu? Ta maman va te donner � manger.. M�re de Th�o : Th�o ! Gabriel : Alors va bouffer ton caviar. Th�o : J'arrive maman... Le gar�on reposa Gabriel et lui souffla ses derniers mots. Th�o : On se reverra gamin. Gabriel : C'est quand tu veux. Le gar�on en costume tourna sur ses talons et partit rejoindre sa famille, accompagn� par son ami Julien. Enfin d�barass� de ces deux gaillards, Gabriel r�ajusta sa chemise. Il �tait parvenu � toucher l'�go de son aversaire, ce qui le rendit pleinement satisfait de l'issue de cet accrochage. Au fond, il savait qu'il allait devoir encore faire face � eux. Mais cela ne le d�rangeait pas. Au contraire, il y voyait l� un bon moyen de pimenter son voyage jusqu'en France. ... Longeant la rambarde, une jeune fille se promenait seule sur le paquebot. Sa fine robe blanche se laissait porter par la brise d'air fraiche pendant sa marche, alors que les rayons du soleil faisaient scintiller sa peau douce. Elle regardait l'horizon o� se rencontraient ciel et mer quand quelque chose l'interpella. Elle sentit sous sa ballerine un objet qu'elle venait d'�craser involontairement. En remettant ses m�ches de cheveux blondes derri�re son oreille, elle se baissa et ramassa l'objet : un carnet de dessin. Elle feuilleta alors le carnet avec ses yeux �meraudes et remarqua que tous les dessins �taient sign�s d'un m�me nom : Gabriel Agreste. Elle n'eut pas le temps d'en voir plus que la voix de sa m�re l'appela. M�re d'Emilie : Ma ch�rie, nous allons d�jeuner. Emilie : J'arrive maman.