Fanfic t�l�charg�e depuis le site Rebelle Source : https://www.animationsource.org/rebelle/fr/ Titre : L'�re de Discord, Je crois en toi -premi�re partie Auteur : matama Description : Premi�re partie du premier tome de ma fanfic qui relate l'�re de Discord. Cet �pisode raconte une mission men�e par Perla, M�rida et Harold, sur l'�le de Berk. -------------------------------------------------------------------- Partie 1 : Je crois en toi Prologue Cela faisait un peu plus d'un mois que le coup d'�tat avait eu lieu et que les mondes �taient sous la coupe du terrible Discord. Un monstre inf�me, compl�tement d�form�, et dot� de pouvoirs mal�fiques. On ne sait comment, cette cr�ature ail�e avait enlev� la pr�sidente du peuple. La jolie chienne beige, de nature pacifique, aimant ses sujets qui le lui rendaient bien, enlev�e par un horrible monstre avide de pouvoir. C'est ce pouvoir enivrant qui en attira plus d'un et les fit basculer du c�t� du Mal. Ainsi, ceux qui avait �t� trop faibles pour r�sister et avaient rejoint Discord, �taient m�pris�s par les autres habitants du royaume d'Animation Source qui les nommaient les � corrompus �. Ces derniers justement, ne pouvant plus vivre en s�curit� dans leurs terres natales, avaient trouv� refuge dans un colis�e abandonn�. Les plus sages du peuple s'�taient concert�s et avaient r�unis tous les habitants d'Animation Source, except�s les corrompus, dans ce grand sanctuaire de pierre loin des forces obscures ; au fin fond des bois o� r�gnait avant le grand prince, dans une zone sombre, � moiti� calcin�e par d'anciens feux de for�t. Le nouveau foyer �tait organis� et hi�rarchis� tel que le rez-de-chauss�e �tait inhabit� et servait juste de couloir pour rentrer, sortir, acc�der aux �tages et � l'ar�ne. Les deux premiers �tages accueillaient les chambres o� les expatri�s vivaient seuls ou en groupe. Le troisi�me �tage �tait r�serv� aux meneurs, d�sign�s par le peuple, et aux � h�ros �. Les h�ros �taient des personnages qui s'�taient pr�sent�s pour accomplir des qu�tes afin de faire tomber l'empire de Discord et de retrouver Ange. Enfin, le quatri�me et dernier �tage avant le toit du colis�e, rassemblait les � penseurs �, qui parfois �taient aussi meneurs, ceux-l� �taient �rudits et avis�s, ils avaient pour but de Discord et de ses partisans, c'est gr�ce � eux que les meneurs pouvaient attribuer des qu�tes aux h�ros. Et puis, il y avait, au centre de l'ar�ne, un portail magique par lequel on acc�dait � diff�rents lieux, parfois inaccessible � pied. C'�tait une arche de pierre datant de l'antiquit�, o� le lierre et la mousse avaient pouss� et presque compl�tement recouvert. Seuls les h�ros, meneurs et penseurs, avaient le droit de rentrer dans l'ar�ne. Les autres restaient cloitr�s dans leurs deux �tages, avec pour seules distractions, les quelques biens qu'ils avaient pu emmener, et les kilom�tres de couloirs formant le tour du b�timent antique. Tout le monde savait que le temps de Discord ne durerait pas �ternellement, mais personne ne savait combien de temps ils devraient rester ici. Chapitre 1 La lumi�re bleut�e de la nuit p�n�trait les grands couloirs sous les arcades. Toutes les portes �taient closes, ils dormaient pour la plupart d'entre eux, laissant leurs soucis de c�t� le temps de s'envoler dans leurs r�ves. Le tac-tac r�gulier des talons du capitaine Am�lia r�sonnaient avec l�g�ret� dans le b�timent silencieux. Le pas d�cid�, l'allure distingu�e, l'air grave, elle avan�ait, se tenant les mains dans le dos, la t�te haute, baissant parfois les yeux vers celui qui l'accompagnait. Bagheera marchait � ses c�t�s, regardant droit devant lui, ronronnant d'impatience. La gueule entrouverte, il humait les odeurs si douces de la nuit, le moment o� il se sentait le mieux. Ses muscles saillant sous son pelage noir, jouaient avec la lueur nocturne, comme le reflet de l'eau sur de la roche sombre et froide. Bagheera �tait sombre et froid, il avait toujours la mine s�rieuse et �tait en perp�tuelle r�flexion. Cela faisait de lui un bon strat�ge. Am�lia et lui faisaient partie des meneurs. Pour la premi�re, cela n'avait �tonn� personne. En revanche, pour la panth�re, c'�tait autre chose. Les gens ne le voyaient que comme un f�lin antipathique, d�nu� de courage et de la capacit� d'amusement. La capitaine f�line, apr�s avoir longuement discuter avec Bagheera, avait vu le g�nie en lui, et l'estimait au plus haut point. Plusieurs qu�tes les avaient fait devenir amis et depuis, ils �taient presque ins�parables. Ils arriv�rent au quatri�me �tage, Am�lia s'arr�ta au seuil de l'escalier et se racla la gorge. Une assembl�e se tenait au centre de la pi�ce, une petite femme se retourna et aper�u les deux arrivants. La petite silhouette v�tue de plusieurs couches de peaux de b�tes, s'appuyait sur son b�ton qui, d'apr�s les rumeurs, �tait dot� de pouvoirs magiques. De son visage vieilli et maquill� de peintures sauvages, elle fit un signe bienveillant et invita Am�lia et Bagheera � rejoindre le groupe. Sur la table �tait �tal�e une grande carte repr�sentant le monde, des profondes jungles du Br�sil, aux montagnes glac�es du Nord, en passant par les terres africaines, les vall�es d'Asie, et m�me les contr�es cach�es o� se logent parfois monstres et dragons. Les membres de l'assembl�e expliqu�rent la situation ; la pr�c�dente exp�dition sur l'�le de Berk avait r�v�l� des indices qui m�neraient � Discord, et peut-�tre � Ange. La mauvaise nouvelle �tait que la derni�re exp�dition avait valu deux h�ros, il s'agissait de Brisby et son fils Tim. Les deux souris avaient �t� port�es disparues depuis maintenant quelques semaines. Les penseurs d�cid�rent qu'une nouvelle exp�dition devait partir aux aurores sur l'�le, pour poursuivre les recherches, et tenter de retrouver la trace des deux souris. Am�lia et Bagheera hoch�rent la t�te, plong�s dans leurs pens�es, puis les deux meneurs se mirent � part pour discuter de qui ils allaient envoyer dans cette dangereuse aventure. Au bout de quelques instants, la capitaine f�line s'avan�a vers les penseurs et d'un air solennel, annon�a leur choix. On frappa � la porte, la voix de Bagheera retentit derri�re la lourde cloison de bois � Perla, r�veilles-toi, tu pars imm�diatement en exp�dition. � annon�a-t-il d'une voix rauque. La belle haras bleue �tait d�j� lev�e depuis longtemps, elle jeta un œil sur ses camarades de chambres pour v�rifier s'ils dormaient encore. Elle alla � son �cuelle et avala quelques graines, elle n'avait pas vraiment le cœur � manger. Cela faisait pr�s d'un an que Blue avait disparu, plus personne n'avait de nouvelles et les recherches avaient finies par �tre abandonn�es. Perla quitta sa chambre et se rendit au troisi�me �tage du colis�e, elle passa entre les mains des meneurs pour se pr�parer. Elle se vit rev�tir une armure l�g�re en cuir brun, afin tout d'abord de masquer un peu l'�clatante couleur bleue de son plumage, mais aussi pour la prot�ger des quelques projectiles qu'il pourrait lui �tre lanc�. Elle retrouva au centre de la pi�ce, les autres membres de l'exp�dition. Deux jeunes gens avaient, eux aussi, une cuirasse, plus �paisse et avaient chacun une �p�e, l'un avait deux poignards croch�s une de ses bottes, et l'autre portait un arc dans son dos. Le premier �tait un gar�on brun avec un pied de substitution en m�tal, le second �tait une demoiselle � l'air farouche, sa t�te �tait surmont�e d'une abondante chevelure rousse vive. Quand ils furent tous pr�ts, les trois h�ros descendirent dans l'ar�ne. Ils parcoururent les arcades des yeux, la plupart du peuple s'�tait pr�cipit� aux bords de l'�difice afin de voir partir les h�ros. Dans l'immensit� de l'ar�ne, on pouvait entendre le bruit sourd des milliers de murmures inquiets. C'�tait l'heure d'y aller. Harold s'avan�a le premier. Suivi de pr�s par M�rida et Perla, il attendit le signal de la panth�re noire rest�e sur le c�t�, avant de passer � travers le portail magique. Un bruit sourd de fus�e au d�collage r�sonna dans toute l'ar�ne. En un �clair �blouissant, les trois h�ros disparurent. T�l�port�s vers l'�le de Berk. Chapitre 2 Harold atterrit agilement sur le sol pav� du village, lorsqu'il se redressa, il contempla le d�cor, la gorge serr�e. L'endroit �tait abandonn�. Les rues dans lesquelles il courrait autrefois �taient encore plus froides et grises que dans ses souvenirs. Des tonneaux de poissons et de vins �taient renvers�s, des vitres �taient bris�es, des toits arrach�s, des murs �croul�s, et il flottait dans l'air une odeur d�solante de brasier qui avait fait rage quelques semaines plus t�t. Le gar�on s'approcha d'une demeure, le cœur lourd, il posa sa main sur le bois noirci. Une flop�e de cendres voleta au contact du jeune viking. Derri�re lui, la princesse aux cheveux de feu ne savait quoi faire pour le soutenir. Elle s'avan�a vers lui et le prit par l'�paule. Harold fut parcouru d'un frisson d�sagr�able. Il s'effor�a de rester impassible et dit : � Bon, on doit chercher des indices qui pourrait nous conduire � Discord, et � Ange par la m�me occasion. Il faut aussi tenter de retrouver les traces de Mme Brisby et Tim. Perla, tu pourrais partir en �claireur au-dessus du village ? � L'int�ress�e acquies�a, puis M�rida la mit en garde : � Fais bien attention, il y a peut-�tre des monstres qui r�dent encore dans Berk. A la moindre chose suspecte, reviens vers nous. - Compris. � Perla prit son envol et se mit � hauteur des toits de la ville. Scrutant les rues, � l'aff�t d'un indice. Au sol, les deux adolescents progressaient lentement dans le village, examinant chaque endroit, observant bien les moindres petites traces qu'auraient pu laisser les deux petites souris. M�rida avan�ait � pas silencieux, elle entrait dans les maisons et ressortait par les fen�tres ou par les toits. Elle s'arr�ta un moment sur les tuiles d'une cabane, ce qui �tait �tonnant, c'est que tous les b�timents �taient en bois, sachant que l'�le voyait cohabiter humains et dragons cracheurs de feu, cela paraissait �trange. La jeune fille, g�n�e par son masque de cuir qui prot�geait son visage, d�cida de l'enlever pour mieux y voir. Ses yeux bleus azur balay�rent la for�t de toits ab�m�s, toute vie semblait avoir quitt� les lieux. M�rida remarqua qu'elle ne voyait plus Perla. Elle se dressa sur ses jambes pour observer les rues, pas de haras bleu dans le coin. Quand elle voulut redescendre afin de rejoindre Harold, quelque chose sur sa main attira son attention. Une goutte de couleur brune venait de tomber du ciel. M�rida huma la petite t�che et regarda autour d'elle, il s'�tait mis � pleuvoir du chocolat ! D'un bond, la princesse rousse descendit de son perchoir, le ciel couvert plongeait la ville dans l'obscurit�. Faire s'abattre des pluies chocolat�es �tait un des nombreux pouvoirs de Discord. En plus d'�tre d�sagr�able car elle collait � la peau et aux v�tements, elle avait la facult� de rendre fous certaines personnes. Heureusement, cela restait rare. Harold s'�tait abrit� dans l'atelier o� il avait �t� apprenti. La pi�ce lui paraissait plus �troite qu'auparavant. Assis sur l'enclume, il attendait, silencieux, et guettait le retour des deux h�ro�nes. Une silhouette fine et agile fit irruption dans la pi�ce. M�rida retira sa cape et avisa le gar�on. � Tu as trouv� quelque chose ? � Ce dernier fit non de la t�te. La rouquine soupira de d�solation. � Est-ce que je dois me r�soudre � ne jamais voir ton visage ? � Harold ne r�pondit rien. Il d�tourna la t�te, regardant au dehors. Espi�gle, la jeune fille tenta de lui enlever le casque. Le viking se leva d'un bond et repoussa la main de la rouquine. Il lui attrapa le poignet et s'approcha d'elle en lui disant d'un ton sec : � Tu crois que c'est un jeu ? � M�rida se d�gagea de l'adolescent et eut un mouvement de recul. Harold, lui, s'avan�a d'un pas et tendit le bras en direction de la fen�tre. La pluie continuait de tambouriner sur les pav�s. � Tu crois que tout �a, c'est pour de faux ? - Ne t'en prend pas � moi, ce n'est pas de ma faute si tu n'as plus de maison ! � A l'instant o� elle pronon�a ces mots, M�rida voulut les effacer. Harold resta fig� un moment avant de s'�loigner de sa camarade. Il alla s'adosser � la porte de l'atelier, sans dire un mot. La princesse rousse baissa les yeux, elle alla s'asseoir sur un banc contre le mur, attendant la fin de l'averse. Enfin, les derni�res gouttes tomb�rent. Le soleil r�apparut. Harold sortit de l'abri et se pla�a en plein milieu de la rue, il regardait vers le ciel. � O� est Perla ? � demanda M�rida qui venait de le rejoindre. � Aucune id�e, j'esp�re qu'il ne lui ait rien arriv�. - Harold, pour tout � l'heure, je suis vraiment d�sol�e. Je ne voulais pas dire �a... - C'�tait d�plac�. � Son ton glacial figea l'adolescente. Cependant il reprit, d'une voix plus douce : � Mais c'�tait vrai. Tu n'y es pour rien. C'est moi qui me suis emport�. � Apr�s un silence, Harold annon�a : � Allons cherchez Perla. � Les deux adolescents se mirent en route, M�rida suivait Harold qui connaissait par cœur les coins du village. Bient�t ils eurent finis de faire le tour de Berk, la princesse rousse demanda : � Ce serait plus facile si tu avais ton dragon avec toi. - Krokmou a �t� bless� � l'aile dans notre mission au Br�sil, il devrait nous rejoindre d'ici deux jours. Normalement. - Parfait. En attendant de trouver Perla, on pourrait aller en dehors du village. On continuerait es recherches, vu qu'ici �a n'a rien donn�. Et on trouverait de la nourriture pour ce soir. - Les anchois de Berk ne sont pas � ton go�t, princesse ? plaisanta-t-il - D�trompes toi, j'adore le poisson. Mais r�fl�chis, un village rempli de victuailles o� des h�ros comme nous pourraient ais�ment se nourrir. Si je cherchais � nous nuire, je n'aurais qu'� r�pandre du poison sur la nourriture ! � dit-elle d'une voix l�g�re. Chapitre 3 La for�t �tait moins ravag�e que le village de Berk. Il y avait cependant des arbres d�racin�s, et des cimes calcin�es. Une odeur putride avait envahi les lieux, un m�lange de chocolat noir et d'eau sal�e. Le sol �tait boueux, il �tait terne et on pouvait relever des traces de lutte � quelques endroits. M�rida �tait dans son �l�ment, la chasse �tait un de ses passe-temps favoris. Elle ajusta le masque de cuir sur son visage, saisit son arc et pr�para une fl�che, pr�te � servir. Elle avan�ait � pas feutr�s, sans un bruit, les sens en alerte, elle �tait en pleine concentration. Un craquement un peu plus loin attira son attention. Doucement, elle s'approcha et rep�ra un petit faisan qui picorait paisiblement. La chasseuse tendit la corde de son arc, visa la cible, elle s'appr�tait � tirer quand elle sentit un souffle dans son cou. Elle resta fig�e, esp�rant que la chose allait partir. Mais quand elle entendit un grognement mena�ant, elle se retourna brusquement. Un fauve se trouva en face d'elle, � quelques centim�tres � peine. M�rida essaya de ne pas faire de bruit ou de gestes brusques qui pourrait d�plaire au pr�dateur. Cependant, quand le f�lin couleur sable se mit � rugir, d�voilant ses crocs pointus, la princesse aux cheveux roux ne put retenir un cri d'effroi. L'animal tenta de donner un coup de patte, heureusement, il n'eut le temps que d'�rafler l�g�rement la jeune fille, car au m�me instant, Harold surgit des buissons en poussant des cris agressifs. Il faisait tournoyer son �p�e dans les airs, sans chercher � toucher le fauve. Celui-ci finit par prendre la fuite sous la menace. � Salet� de puma ! � lan�a-t-il. Il se retourna vers M�rida et s'agenouilla aupr�s d'elle, examinant son �tat. Elle recouvrit son bras avec le tissu d�chir� par les griffes de la b�te. Elle �tait reconnaissante envers son alli�, mais son caract�re voulut qu'elle r�agisse diff�remment de ce qu'elle imaginait : � O� tu �tais ? demanda-t-elle s�chement. - Pas tr�s loin. Je chassais de mon c�t� quand je t'ai entendu crier. Tu as eu de la chance que je ne sois pas arriv� trop tard. - Pourquoi tu ne me suivais pas ? - Et toi, pourquoi tu ne me suivais pas ? � r�torqua-t-il d'un ton enfantin. Pour toute r�ponse, M�rida d�tourna le regard, faisant mine de bouder. Elle n'aimait pas se taire trop longtemps, et apr�s un silence, elle demanda : � Tu as attrap� quelque chose ? - J'ai �a... Je ne pense pas que �a vaille le faisan que tu as failli attraper mais... Au moins j'ai quelque chose. � r�pondit Harold, un brin moqueur. Il montra un pigeon gris�tre qui gisait � c�t� de lui. Les deux adolescents arriv�rent � une clairi�re, elle �tait en contre-bas et il fallait descendre une pente abrupte faite de terre et de rochers pour y acc�der. Harold passa le premier, il connaissait l'endroit par cœur pour le nombre de fois o� il s'y rendait pour apprivoiser Krokmou. Il atterrit sur le sol et regarda en direction du lac. Tant de souvenirs lui revinrent � cet instant. Bient�t, le souffle court de M�rida lui fit lever les yeux. La jeune fille, pourtant si agile d'habitude, avait des difficult�s � cause de la blessure faite par le puma. L'endroit �tait inconnu pour elle, et, � maintes reprises, elle d�rapa sur les rochers qu'elle tentait d�sesp�r�ment de descendre. � Tu as besoin d'aide ? - Non non, je... Je me d�brouille. � Elle glissa une �ni�me fois. � Allez, saute, je te rattrape ! - Toi ? Avec tes petits bras tout maigres ? - Arr�tes, ce sont mes v�tements qui donne l'impression que je suis maigre. En vrai je suis muscl� ! - Pfff... Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre. - Allez, fais-moi confiance ! � Apr�s un moment d'h�sitation, M�rida soupira. De toute fa�on, elle pouvait difficilement faire autrement. Elle l�cha prise et se laissa tomber en arri�re. Les yeux ferm�s, les bras ramen�s vers sa poitrine, elle se pr�parait au choc. Elle sentit qu'Harold fit le maximum pour la m�nager. Quand elle fut s�re d'�tre dans ses bras, elle ouvrit doucement les yeux. Il allait bient�t faire nuit. La jeune fille le remarqua par la lumi�re orang�e qui illuminait le doux visage de son acolyte. Il avait relev� son masque et M�rida pu contempler les yeux verts-bruns du gar�on. L'adolescente esquissa un sourire sans s'en rendre compte. Harold reposa sa partenaire sur le sol et tous deux se mirent � examiner l'endroit. Tandis que M�rida allait ramasser des branches pour b�tir un abri, Harold se dirigea vers le lac qui occupait en grande partie la clairi�re. Le jeune viking regarda un instant son reflet, il ne savait pas pourquoi, il �prouvait une sensation d�sagr�able. Une sorte de pincement au cœur qu'il n'arrivait pas � expliquer. Il essaya tant bien que mal de chasser ce pressentiment et plongea la main dans l'eau, analysant sa temp�rature. Il regarda � travers l'eau scintillante pour y d�nicher des poissons. Il ne sut pourquoi, il ressentit soudain le besoin de regarder derri�re lui. Un peu plus loin, il croisa le regard de la princesse rousse. Elle aussi le regardait. Les deux adolescents retourn�rent la t�te simultan�ment. M�rida plongea la t�te entre ses mains. Ses joues �taient en feu, elle se demanda si elle avait mang� quelque chose de sp�cial qui l'aurait fait rougir. A priori non. Les derniers rayons du soleil embrasaient le ciel, la surface lisse du lac �tait anim�e par des reflets rougeoyants. Plusieurs branches �troitement ficel�es entre elles, prenaient appui sur la paroi rocheuse qui encerclait la clairi�re. Sur le toit de fortune, un amas de feuilles formait une couche �paisse et protectrice. Devant la cabane, un petit feu dansait dans un cercle de pierres. M�rida �tait en train de cuire le pigeon � la broche. Il �tait peu rago�tant, mais c'�tait tout ce qu'ils auraient pour le d�ner. Le repas se passa silencieusement, mais sans g�ne. La journ�e avait �t� �puisante, et la faim devan�ait l'envie de parler. Plusieurs fois pendant qu'ils mangeaient, Harold et M�rida ne purent s'emp�cher de se croiser du regard, avant de d�tourner les yeux comme si de rien �tait. La jeune fille rousse tomba de sommeil en premi�re. Elle s'allongea sur le lit de mousse qu'elle avait confectionn�, ferma les yeux, et s'endormi aussit�t. Plus tard, Harold �teignit le feu de camp et tenta de trouver une position confortable sur son lit de verdure. Il eut du mal � trouver le sommeil tant le visage � la beaut� enivrante de son amie le captivait. Il se risqua � saisir une m�che de cheveux de la jeune fille, l'entortillant autour de ses doigts. Enfin, il finit par se laisser gagner par le sommeil et plongea dans le royaume des r�ves. Chapitre 4 Peu � peu, la lumi�re du jour vint effleurer les paupi�res de M�rida. Le soleil �clatant vint la tirer de son profond sommeil et elle ouvrit les yeux. Elle tomba nez-�-nez avec Harold. D'abord surprise, elle vit qu'il dormait encore. Elle saisit l'occasion de contempler son complice. Observant chaque d�tail de son visage. Elle remarqua une petite cicatrice sur son menton. Doucement, elle posa sa main sur la joue du gar�on, elle examina de plus pr�s l'�raflure qui devait �tre ancienne. Une partie d'elle lui hurlait de d�gager sa main, il pouvait se r�veiller � tout moment ! Mais c'�tait plus fort qu'elle, elle appr�ciait cette proximit� avec le jeune viking. Harold se r�veilla enfin, il plissa les yeux sous les rayons aveuglants du soleil et mit sa main en visi�re. Puis il remarqua la chevelure rousse et abondante de sa partenaire de qu�te, tout contre lui. Il regarda aux alentours, surpris. Elle s'�tait rendormie. Le gar�on h�sita, puis il lui tapota l'�paule. Elle s'�loigna un peu de lui, s'�tira, et lui adressa un sourire. � Bien dormi ? s'enquit-il - Oui, tr�s bien. Et toi ? Tu t'es couch� tard ? - Juste apr�s toi. � Il se leva et sortit de la cabane, il observa les alentours. M�rida le rejoint, �quip�e de son arc. � Qu'est-ce que tu fais ? - Je vais pr�parer le petit-d�jeuner ! � dit-elle en se dirigeant vers le lac d'un pas d�cid�. La princesse s'immobilisa au bord de l'eau, faisant le moins de bruit possible pour ne pas effrayer les poissons. D'un mouvement m�canique, elle tira une fl�che de son carquois et pr�para son arc. La corde tendue, la position stable, elle �tait pr�te � d�cocher. Elle aper�ut une vive ombre dans l'eau, suivie d'un clapotis. Elle l�cha la corde, la fl�che fusa � travers la surface lisse et claire du lac, et alla se planter dans un poisson. Harold sursauta de surprise. Il regarda son amie mettre les deux pieds dans l'eau, plonger ses mains � la recherche de la proie, et revenir, une impressionnante tanche dans les bras. Elle tendit le poisson au gar�on qui recula, peu enthousiaste. � Bon app�tit ! - Beuaaark ! Tu ne comptes tout de m�me pas manger �a cru ?! - C'est pas vrai, quelle chochotte, on dirait ma m�re ! � Devant la mine non convaincue de son ami, M�rida le rassura : � J'ai compris, je vais te le faire cuire ton poisson ! - Merci. � Apr�s le repas, les deux adolescents se remirent en route � la recherche de Discord, Ange, et Perla qui n'avait toujours pas donn� signe de vie. Ils parcoururent la majeure partie de la for�t, sans trouver grand-chose. Seulement des empreintes de diff�rents dragons, plus ou moins anciennes. Ils arriveraient bient�t � la lisi�re des bois, le bruit des vagues commen�ait � r�sonner de plus en plus fort. M�rida scrutait les lieux, elle ne savait pas exactement ce qu'elle cherchait, mais elle devait trouver quelque chose. Elle se retourna vers Harold pour lui demander o� il en �tait, mais le gar�on n'�tait plus l�. Le cœur de la princesse rousse se mit � tambouriner dans sa poitrine, elle sentait monter l'angoisse et se mit � tourner sur elle-m�me, les yeux �carquill�s. Elle entendit un bruissement dans les feuillages, juste au-dessus d'elle. Elle s'appr�tait � saisir une fl�che de son carquois, quand Harold apparut brusquement, la t�te en bas, les pieds dans les branches. M�rida sursauta et r�prima un cri de stupeur. Puis, les sourcils fronc�s, elle avisa son ami : � Tu m'as fait peur ! Qu'est-ce que tu fabriques l�-haut ? - J'�tais en train de rep�rer o� �tait la mer par rapport � nous. - Et ? - Et elle est tout pr�s ! On aura une meilleure vue d'ensemble quand on y sera. � La jeune fille acquies�a. Harold se d�gagea des branches et tomba maladroitement sur le sol. Ils continu�rent leur chemin en partageant leurs hypoth�ses sur la disparition de Perla. Puis ils firent plus ample connaissance, ils racont�rent leurs histoires, leurs familles. M�rida appris qu'Harold n'avait jamais connu sa m�re, elle lui expliqua les hauts et les bas qu'elle avait eu avec sa propre m�re. Et alors qu'elle �tait tr�s complice avec son p�re, � d�faut d'avoir eu une m�re compr�hensive, Harold, lui, avait longtemps v�cu dans l'ombre de son p�re, se demandant s'il aurait un jour sa place dans le clan. � Eh ! Regardes �a ! � M�rida s'accroupi, contemplant la terre. Harold l'imita. Le sol �tait jonch� d'empreintes d'oiseau, mais pas seulement. Il y avait des traces de lutte, quelques morceaux d'�cailles, et des plumes bleues un peu partout. Le jeune viking ramassa plusieurs �cailles, et les analysa, les unes apr�s les autres. � Pas de doute, elle ne s'est pas faite attaqu�e par un seul dragon. - Pauvre b�te ! Il y a moyen de savoir o� ils l'ont emmen� ? - J'ai ma petite id�e. Mais on ne peut pas y aller � pied, il faut attendre Krokmou. - Mais d'ici l� ce sera peut-�tre trop tard ! Perla, on aurait d� la surveiller... - Je suis d�sol�, mais on n'a pas le choix. � Les deux amis gagn�rent la c�te. Ils �taient au sommet des falaises qui surplombaient la mer. M�rida s'assit au bord du pr�cipice, le regarde dans le vide. Une larme roula le long de sa joue, elle l'effa�a aussit�t avec sa manche. Harold s'assit � c�t� d'elle, posant sa main sur l'�paule de la jeune fille. � Je suis vraiment nulle... avoua-t-elle d'une voix tremblante. - Arr�tes, pourquoi tu dis �a ? - Parce que je ne suis m�me pas capable de veiller sur mes amis. - Ce n'est pas ton r�le, c'est aussi le mien, celui de Perla. � La rouquine plongea sa t�te dans ses mains, en pleurs : � J'aurais d� �couter ma m�re et ne pas m'engager comme h�ro�ne. Je croyais que je pourrais, mais je n'ai pas les �paules pour �a. - Bien s�r que si ! Tu es une vraie guerri�re, M�rida. Personne n'est plus apte que toi pour r�ussir des missions. - Tu diras �a � Perla quand on la retrouvera. Si on la retrouve... - Ecoutes-moi, s'il te pla�t. � Il se tourna face � son amie, prit sa t�te entre ses mains et s�cha ses larmes. Les yeux bleus de la princesse brillaient, noy�s par le chagrin. D'une voix douce et rassurante, Harold lui murmura : � Je te promets qu'on la retrouvera. Je ferai tout mon possible pour la sauver au plus vite, et voir ton sourire effacer ces larmes. Tu as confiance en moi ? � M�rida cessa peu � peu de pleurer. Fatigu�e par l'�motion, elle se blottit dans les bras de son ami, s'effor�ant de reprendre une respiration calme. Chapitre 5 Deux jours �taient pass�s depuis la d�couvertes des indices sur l'enl�vement de Perla. Cela avait motiv� les deux h�ros et ils �taient bien d�termin�s � retrouver leur amie. Chaque jour, ils partaient en exp�dition, tant�t � travers la for�t, tant�t dans les sommets de l'�le, ou encore dans le village de Berk. Mais leurs trouvailles �taient minces. Tous ce qu'ils avaient r�ussi � d�nicher se r�sumait � quelques plumes bleues laiss�es �� et l�. Et apparemment, les derni�res traces de Perla �taient celles trouv�es il y a deux jours, � la lisi�re de la for�t, pr�s de la mer. Plusieurs hypoth�ses s'offraient � eux, plus ou moins plausibles. Perla �tait peut-�tre repartie au quartier g�n�ral des h�ros, mais dans ce cas pourquoi n'avait-elle pas pr�venu ses partenaires de qu�te ? Ou alors, elle avait �t� attaqu�e par les sbires de Discord, elle aurait r�ussi � s'�chapper et aurait fui le plus loin possible, ou bien ne serait-elle pas parvenue � se lib�rer de leurs griffes. Malheureusement, la derni�re option �tait la plus vraisemblable, ce qui ne remontait pas le moral des deux adolescents. Harold et M�rida �taient en excursion dans le village, dans un �tat toujours aussi dramatique que lors de leur arriv�e, sauf que cette fois-ci, le soleil �tait au rendez-vous, il n'y avait pas un nuage dans le ciel. Soudain, quelque chose par terre attira l'attention du jeune viking. Suivi de M�rida, il se dirigea vers le petit objet brillant qui gisait sur les pav�s. Il ramassa la chose, une �caille noire �tincelante des reflets du soleil qui lui donnait une allure bleut�. Harold se tourna vers son amie, affichant un large sourire : � Krokmou est ici ! � La rouquine s'empara de l'�caille du furie nocturne et l'observa de plus pr�s. � Super, on va enfin retrouver Perla ! - Et ensuite, on pourra rechercher Ange et Discord plus facilement. - Bon, o� est-il ton dragounet ? - Aucune id�e, il �tre en train de nous chercher. Je sais ce qu'on va faire, il faudrait qu'on marque notre passage jusqu'� la clairi�re, il nous y retrouverait l�-bas. - D'accord, �a marche ! Tiens, prends ma cape, tu n'as cas d�chirer des morceaux de tissu et tu les s�mes tout le long du chemin. � Il saisit la cape bleue nuit et se mit � arracher un pan de v�tement qu'il disposa sur le c�t� du chemin pav�. Il se remit en route, d�posant soigneusement des bouts de cape par-ci par-l�. Plus ils avan�aient, plus M�rida se faisait discr�te, elle �tait plong�e dans ses pens�es. Il fallait qu'elle fasse quelque chose, mais elle ne savait pas comment s'y prendre. Ce genre de sentiment lui avait �t� jusque-l� inconnu, et pour une fois, cet inconnu lui semblait bien plus effrayant que d'habitude. Elle �tait capable de grimper sur les plus hauts arbres, de gravir les plus dangereux pics, elle n'avait pas peur de se risquer dans les crevasse et les grottes les plus profondes, elle avait le courage de tenir t�te � sa famille et � son clan, mais dans cette situation-l�, elle n'avait aucune ressource, aucun v�cu qui lui aurait permis de s'en sortir. La princesse �cossaise �tait n�anmoins courageuse, elle comprit que c'�tait maintenant ou jamais. Que se passerait-il ensuite ? Elle pr�f�rait ne pas y penser. � Harold... � Le gar�on brun fit volte-face, lan�a un regard interrogateur � la jeune fille. � Je... Hum, tu penses qu'il y aura assez de tissu pour aller jusqu'� la clairi�re ? � Rat� ! La peur l'avait retenue, comme si elle se tenait juste au bord d'un pr�cipice, et que le poids de ses mots la ferait basculer en avant lorsqu'elle les l�cherait. C'�tait difficile. Elle n'entendit m�me pas la r�ponse de son ami. Ils reprirent leur chemin dans le village de Berk, ils entreraient bient�t dans la for�t, ils iraient retrouver Krokmou, et toutes les chances de la jolie rousse pour avouer ce qu'elle avait sur le cœur, seraient an�anties. Il fallait agir, et vite. Les tambours jouaient crescendo dans la poitrine de la jeune fille, son estomac se tordait, plus elle attendait, plus elle appr�hendait. Elle se demanda alors si cela valait la peine de lui dire. Elle pourrait aussi bien se taire et elle n'aurait pas � surmonter cette �preuve. Elle oublierait ses sentiments et... Mais enfin ! Qui �tait-elle pour se montrer faible devant les obstacles ? M�rida, la princesse rebelle du Nord, avec un temp�rament de feu, une aventuri�re espi�gle ! De toute fa�on, ce n'�tait qu'un passage difficile, pour tout le bonheur qu'elle aurait par la suite, cela valait vraiment la prise de risque ! Oui, il n'y avait que cinquante pour cent de chances que cela tourne bien, mais si elle ne le faisait pas, jamais elle ne serait fix�e. Ils arrivaient � la fronti�re entre le village et la for�t, M�rida s'arr�ta net. � Harold ! � De nouveau, il se retourna, se demandant pourquoi la jolie rousse �tait rest�e plant�e � quelques m�tres de lui. D'un pas d�cid�, elle s'avan�a vers lui, plongeant son regard dans celui du gar�on. Elle ralentit et s'arr�ta quand elle fut � un souffle de lui. Doucement elle disposa ses mains sur les joues de son ami, et doucement, approcha ses l�vres. Elles effleur�rent celles d'Harold, lui laissant le choix de refuser ou d'accepter l'invitation. L'adolescent resta fig� quelques secondes, surpris, puis il se laissa entra�ner par ses sentiments et, dans un concerto entre les deux cœurs qui battaient de plus en plus fort, il accepta le baiser de la rouquine. Il pla�a ses mains sur la taille de la jeune fille, la rapprochant de lui, l'embrassant de plus belle. Puis ils s'�reint�rent, heureux d'avoir enfin franchi cette �tape, et assum� leurs sentiments l'un envers l'autre. Apr�s, ils ne parl�rent pas beaucoup, ils �chang�rent simplement quelques mots doux. Ils n'avaient aucune id�e de ce qu'ils se passeraient ensuite, quand ils rentreraient chez eux, et ils �taient pour l'instant trop heureux pour penser au lendemain. Ils se remirent en route � travers la for�t, impatients de retrouver Krokmou et de pouvoir avancer dans leur qu�te. M�rida descendit la pente rocheuse de la clairi�re sans difficult�s, en bas, les deux adolescents regard�rent autour d'eux, pas de dragon en vue. � Il ne reste plus qu'� attendre qu'il suive les traces qu'on a laiss�. - Tu comptes aller o� apr�s ? - Sur une �le volcanique, seul un dragon peut la trouver. C'est l� qu'est leur nid, ils ont d� l'y emmener. - Et je parie qu'il doit y avoir une base l�-bas. - C'est aussi ce que je pense. � conclut Harold. Un bruissement au loin attira l'attention des deux h�ros. Ils se retourn�rent vers l� o� ils �taient arriv�s. En haut de la pente abrupte, il y avait de l'agitation. M�rida se pr�para � rencontrer Krokmou, elle s'avan�a mais Harold lui attrapa le poignet. � Qu'est-ce qu'il y a ? - J'ai un mauvais pressentiment... � Le jeune viking recula en entra�nent sa ch�re et tendre aupr�s de lui. Ils fix�rent le sommet de la pente qui bordait la clairi�re, les pas lourds se rapproch�rent et bient�t la v�g�tation s'agita. Une t�te reptilienne surgit des buissons, avec de grands yeux jaunes aux pupilles de serpent. Ses �cailles �taient bleues et argent�es et sa t�te �tait parcourue de nombreuses pointes mena�antes. � Dragon vip�re ! � s'�cria le gar�on. Il tira M�rida dans la direction oppos�e et ils se mirent � courir pour mettre le plus de distance entre eux et la cr�ature. Malheureusement, le lac �tait un obstacle qui les emp�chait de continuer dans cette direction. Derri�re eux, le dragon vip�re sauta de son perchoir et entra dans la clairi�re, suivi d'une multitude d'autres dragons de toutes sortes. Les deux amoureux n'avaient pas d'autre choix, ils devaient se battre. Harold d�gaina son �p�e, M�rida porta une fl�che � son arc. � Dommage, on a attir� les mauvais dragons ! lan�a-t-elle ironiquement. - Eh ! C'est pas de ma faute ! - C'est de la mienne peut-�tre ? C'�tait ton id�e de marquer notre passage ! - Attention ! � Une nu�e de Terreurs Terribles se jetait sur eux. M�rida s'appr�tait � tirer, mais la bouille adorable des petites cr�atures la fit h�siter. Harold orienta son �p�e au-dessus de sa t�te, les rayons du soleil rebondirent sur la lame et form�rent un faisceau lumineux sur le sol. Les Terreurs Terribles, attir�s comme des aimants, se d�tourn�rent de leur cible et atterrirent aussit�t afin de poursuivre le reflet. M�rida lan�a un regard interrogateur au viking, il lui expliqua : � Je veux �viter au maximum de blesser les dragons. � La rouquine acquies�a, compr�hensive. �a n'allait pas �tre une t�che facile, mais elle ferait ce qu'elle pourrait. La terre trembla sous leurs pieds, � quelques dizaines de m�tres d'eux, le sol se mit � gronder et � fr�mir. Dans un grand brouhaha et un nuage de poussi�re, une b�te �cailleuse sortit de terre. Ses hurlements �taient assourdissants, ses immenses griffes se plantaient dans le sol, de sa longue gorge �troite, jaillissaient des torrents de feu. � Qu'est-ce que c'est que �a ? s'exclama M�rida, horrifi�e. - Murmure Mortel, on n'a qu'un seul moyen de lui �chapper... - Comment ? - Viens ! � Suivit de sa partenaire, Harold courut sur sa droite jusqu'� un arbre au tronc large. Il se laissa d�raper et se plaquer dos contre l'�corce sombre. M�rida arriva aupr�s de lui, essant de se faire la plus petite possible. Il y avait �norm�ment de bruit, une dizaine de reptiles �taient parvenus dans la clairi�re, il y avait de tout, des Vip�res, des Gronks, des Terreurs Terribles, des Murmures Mortel, et bient�t un grognement sordide r�v�la la pr�sence d'un Cauchemar Monstrueux. Ce dernier se rapprochait dangereusement de la cachette des deux h�ros, la chaleur des flammes qui recouvraient tout son corps �cailleux se fit de plus en plus insupportable. M�rida saisit la main du gar�on brun et la serra fort. Leurs regards se crois�rent, leur histoire commen�ait tout juste, �tait-ce d�j� la fin ? Allaient-ils mourir ici dans les flammes alors que leur amour venait d'�clore ? Comme par magie, le regard bleue azur de la jolie rousse donna force et courage au jeune viking. Il embrassa la jeune fille, sous la tension d'une fin imminente. Puis il serra les dents et fron�a les sourcils, il l�cha la main de M�rida et sortit de sa cachette. Il roula sur le c�t� et d�couvrit le grand reptile envelopp� de feu. De toute �vidence, les dragons �taient sous la coupe de Discord et agissaient sous ses ordres. Malgr� tous ses principes, Harold savait qu'il devait maintenant choisir entre sauver les dragons de Berk, et se sauver, lui et M�rida. Le gar�on brun poussa un cri afin de d�tourner le Cauchemar Monstrueux de sa cible. Puis il s'�lan�a droit devant lui, le plus vite possible. Le gigantesque reptile le remarqua et se pr�para � l'intercepter, contrairement � ce qu'il avait cru, Harold ne put soutenir trop longtemps la chaleur qui pesait dans l'atmosph�re. Il d� s'arr�ter, l'impression d'�tre dans un four �tait devenue invivable. Il tenta de revenir sur ses pas, tout en gardant son adversaire de face, les bras tendu sur son �p�e. L'immense b�te parut amus�e, elle savait qu'il ne faisait pas le poids. Tout � coup, l'adolescent se sentit bousculer, le dragon venait de le faire basculer en arri�re avec sa queue. En position d'impuissance, le gar�on essayait de se prot�ger au maximum. La t�te du Cauchemar Monstrueux se rapprocha lentement, pr�te � croquer Harold. Ce-dernier donnait de vains coups d'�p�e qui n'atteignirent pas l'animal. Il n'y croyait pas, mais la peur le poussa � se retourner sur le ventre, et � ramper pour fuir le danger. Le dragon prit un �lan, la gueule ouverte, mais lorsqu'il fondit sur le jeune viking, sa t�te re�u un choc et dans la seconde, il porta la patte � son œil d'o� s'�chappait un flot de sang. Harold ne sut ce qu'il c'�tait pass�, il ne chercha pas � comprendre et se mit � courir le plus loin possible. Il passa devant l'arbre d'o� il venait, et remarqua l'absence de sa partenaire. Il chercha la princesse rousse des yeux, balayant la clairi�re. D'autres dragons �taient encore en train d'arriver, le feu avait pris dans la for�t, et les reptiles saccageaient tout ce qu'il pouvait. Le Cauchemar Monstrueux releva la t�te, � la recherche du responsable. En effet, quand il retira sa patte qui masquait son visage �cailleux, Harold d�couvrit avec horreur une fl�che en plein dans l'œil de l'animal. Soudain, une seconde fl�che percuta le grand reptile � peu pr�s au m�me endroit. Cette fois, le gar�on brun vit d'o� la fl�che partait. M�rida �tait perch�e dans les branches de l'arbre, elle �tait magnifique, les cheveux flamboyants flottant dans le vent, les yeux fix�s sur son adversaire, l'allure h�ro�que. Elle s'appr�tait � tirer une autre fl�che lorsqu'un grondement se mit � r�sonner. Comme tout � l'heure, le sol se mit � trembler, des flots de terre explos�rent et un long coup gris argent� sortit de terre. Le Murmure Mortel s'�tait d�plac� et se tenait maintenant � quelques m�tres � peine de la rouquine. Celle-ci se retourna, les yeux �carquill�s, le visage fig� par l'effroi. Tout se passe tr�s vite, Harold eut � peine le temps de comprendre ce qu'il se passait. Le dragon aux petits yeux et � la m�choire �norme fondit sur M�rida � toute allure. La jeune fille redescendit aussi vite qu'elle put dans les branchages, mais l'immense m�choire pleine de dents s'affaissa sur l'arbre dans un �clat de poussi�re et de bois. Le choc renversa Harold qui �choua un peu plus loin. Il se redressa, d�barrassant ses yeux de la poussi�re qui embuait sa vue. Il voyait le Murmure Mortel donner des coups de dents contre le monticule de bois, le sang de l'adolescent se mit � bouillir en lui. Il saisit son �p�e et se pr�cipita vers le dragon mena�ant. Dans un cri de rage, Harold prit un �lan et bondit en direction du cou de la b�te. L'�p�e au-dessus de sa t�te alla se planter dans la nuque argent�e du reptile. Le jeune viking la retira, et s'attaqua � la t�te du dragon qui s'�gosillait sous la douleur. Bless�, la b�te tenta de r�pliquer en tendant sa patte aux griffes immenses vers son adversaire, mais ce-dernier, dans une pouss�e d'adr�naline, trancha la gorge du Murmure Mortel. Le grand dragon eut un dernier soupir suraigu avant de perdre la vie. Une agitation grandit dans la clairi�re, les dragons perdaient le contr�le, certains, effray�s par la perte d'un membre de leur esp�ce prirent la fuite, tandis que d'autres c�daient � la panique et d�truisaient tout sur leur passage, et se battaient entre eux. Harold l�cha son arme. Elle tomba et d�vala le monticule de bois dans un fracas m�tallique. L'adolescent se laissa tomber, assit au milieu des ruines de l'arbre mort, les bras pendants, le visage embrum� de col�re, balafr� de tristesse. Il ne faisait plus attention au chaos qui r�gnait d�sormais autour de lui. Le bruit des combats, l'atmosph�re �touffante, le feu qui d�vorait toute la clairi�re. La fum�e finit par le prendre � la gorge et, toussant douloureusement, il bascula sur le c�t�. Ses yeux cherchaient une trace de M�rida dans les d�combres. Il sursauta presque lorsqu'il aper�ut la main p�le de sa dulcin�e. Dans un dernier effort, il souleva quelques gros morceaux de branches, et se laissa plonger sans connaissance � c�t� de la jolie rouquine, avec comme derniers souvenirs, une �trange d�tonation dans le ciel, et le doux visage aux yeux clos de la jeune fille. Chapitre 6 � Vous pensez qu'ils vont s'en sortir, Nanaka ? - Le jeune homme � plusieurs br�lures intenses, il va mettre du temps avant de cicatriser, il a aussi respir� beaucoup de fum�e. Je fais de mon mieux, mais seul le temps leur viendra en aide. - Et pour la fille ? - Elle a eu plus de chance. Son corps a �t� mieux pr�serv� de la fum�e, mais elle � de nombreuses blessures et coupures. Ne vous inqui�tez pas, Am�lia, ils survivront. � Trou noir. Il ne savait pas depuis combien de temps �a durait. Il �tait enferm� dans un sommeil profond, mais depuis peu, il percevait des sons, des odeurs. Peu � peu, ses sens �taient revenus. Il ressentait une terrible sensation de br�lure. Il avait l'impression que ses poumons se contractaient et se tordait � chaque fois qu'il inspirait. Il entendait l'agitation autour de lui. � Alors, c'est pour bient�t ? � Cette voix ne lui �tait pas inconnue. Comme il �tait encore prisonnier de son corps engourdi, il eut tout le loisir de r�fl�chir � quel moment il avait entendu cette voix. � Oui, il commence � r�agir aux tests. Il devrait se r�veiller d'ici un jour ou deux. - Parfait, il va nous dire ce qu'il � trouver sur l'�le. - Bagheera, tu n'as pas int�r�t � lui sauter dessus d�s son r�veil ! Laisses lui le temps de se remettre. Tu m'as bien comprise ? � Harold imagina la r�action de la panth�re noire, impatiente d'avoir des r�ponses. Le trou noir commen�ait � la happer de nouveau. Il �tait moins fr�quent, et durait moins longtemps qu'il y a quelques jours. D'ailleurs, depuis combien de temps �tait-il l� ? Cette notion il �tait devenu totalement inconnue ces derniers temps. � �a y est, il se r�veille ! Regarde Krokmou, Harold ouvre les yeux ! � La voix si reconnaissable de Sto�k encouragea le gar�on brun � puiser dans ses r�serves. Il �tait comme un enfant lors de la naissance, son combat pour reprendre possession de son corps �tait douloureux et �prouvant. Il sentit son p�re lui empoigner la main, afin de l'aider. Apr�s de nombreux efforts, Harold se tira enfin de son coma et se redressa sur son lit. Les plaies lui rappel�rent aussit�t son �tat critique et le chef viking d� se retenir de serrer son fils dans ses bras. Il essayait tant bien que mal de cacher ses larmes de joie derri�re sa barbe foisonnante. � Je suis si heureux que tu sois en vie ! J'ai eu terriblement peur pour toi, mon fils. - Hum, papa ? Comment je suis arriv� ici ? - Eh bien, encore une fois, ton dragon a prouv� sa valeur. Tu �tais d�j� dans un sale �tat quand il t'a trouv�, mais on a eu de la chance. Oh par Thor tout puissant si tu savais comme je me suis fait du mauvais sang alors que tu ne te r�veillais pas ! � Cette fois, il ne put pas se retenir. Le viking aux gros bras �treint son fils et le serra fort contre lui. Le gar�on g�mit de douleur, il d� repousser son p�re comme il put pour s'en d�barrasser. Confus, Sto�k s'excusa mille fois aupr�s de son fils unique et s'�loigna du lit, laissant place au dragon noir qui attendait patiemment. Le Furie Nocturne bondit sur le lit et entreprit d'examiner son meilleur ami avec ses grands yeux verts. Puis il s'affala sur Harold, lui donna de grands coups de langues, et posa sa t�te sur son ventre en ronronnant. Le jeune viking caressa la t�te pleine d'�cailles de Krokmou en le remerciant de l'avoir sauv�, une nouvelle fois. Quelqu'un toqua � la porte de la chambre m�di�vale qui servait d'h�pital. Les oreilles du dragon noir se dress�rent sur sa t�te, ses pupilles dilat�es fixaient la nouvelle arrivante. La vue cach�e par la masse sto�que de son p�re, Harold ne vit pas tout de suite de qui il s'agissait. Le chef viking lan�a un regard � son fils, puis fit signe � Krokmou de le suivre en dehors de la chambre. Ils ne tard�rent pas � dispara�tre du cadre de la porte, laissant place � une jeune fille � l'allure fr�le. Son abondante chevelure rousse tombait sur ses �paules, elle avait rev�tu une robe blanche donn�e par les gu�risseurs, ses bras �taient partiellement recouverts de bandages et quelques pansements parcouraient son visage. Harold voulut se lever et courir jusqu'� elle, mais il �tait encore trop faible et il en fut incapable. Un sourire soulag� se dessina sur les l�vres de l'adolescente, elle se pr�cipita vers le lit du bless� et sauta � son cou. En d�pit des br�lures qui le faisaient souffrir, le gar�on brun l'enla�a tendrement. M�rida s'assit au bord du lit, elle effa�a une larme qui venait de rouler le long de sa joue. � Alors, comment tu te sens ? demanda-t-elle. - Je dirais... Comme quelqu'un qui a le corps tout cram�. � r�pondit-il en plaisantant. Il prit la main de la jeune fille et contempla les bandes blanches enroul�es autour de son bras. � Et toi ? Tu as perdu connaissance ? - Oui. Mais moins longtemps que toi, j'ai quitt� mon lit d'h�pital il y a trois jours. - �a fait combien de temps qu'on est arriv�s ? - Toi aussi tu as du mal � trouver tes rep�res, c'est normal, �a va revenir petit � petit. Krokmou nous a ramen� il y a deux semaines. - Deux semaines ! - On �tait dans un sale �tat, surtout toi. - J'aurai aim� t'y voir, tiens ! - La preuve, tu ne te r�veille qu'aujourd'hui. � Harold lui r�pondit avec une grimace avant de s'enfoncer dans son lit d'h�pital. � Bon, allez, tu as mal o� ? - Je sais pas, j'ai les joues en feu. � M�rida s'approcha du bless� et d�posa un baiser sur sa joue. Apr�s un moment de r�flexion, Harold ajouta en d�signant ses l�vres �gratign�es : � L� aussi, j'ai horriblement mal l�... - Pff, t'es b�te. � d�clara la rouquine. Elle se pencha sur lui et l'embrassa. � �a va mieux maintenant ? - Moui... Mais je pense qu'il serait plus prudent de poursuivre le traitement. � Le lendemain, Harold et M�rida re�urent la visite des deux meneurs, Am�lia et Bagheera. La belle capitaine �tait aussi impassible que d'habitude. Perch�e sur ses hauts talons, elle se tenait droite comme un i, les pieds joints, les mains dans le dos. Ses yeux de f�lin observaient tour � tour les deux h�ros. Bagheera, lui, avait trouv� une place sur une chaise r�serv�e aux proches des malades. A l'image de son amie, il n'affichait aucune expression particuli�re. Il lan�a un regard � Am�lia afin d'avoir son approbation pour commencer l'interrogatoire. � Alors, M�rida, Harold, il y a trois semaines, nous vous avons envoy� sur l'�le de Berk avec Perla. Qu'avez-vous trouv� l�-bas ? - L'�le �tait compl�tement ravag�e par les sbires de Discord. La for�t �tait � moiti� br�l�e et mon village, pareil, d�truit. - On pense que Discord a une base l�-bas, mais on ne sait pas encore o� elle se trouve. Ce qui est s�r, c'est qu'il a r�ussi � rallier les dragons sauvages � sa cause, ajouta M�rida. - Je crois savoir o� Discord s'est install�. Il y a une autre �le, �loign�e de Berk. Un territoire volcanique o� se r�unissent les dragons sauvages. Avant, c'�tait le rep�re d'un monstre g�ant qui a fait pas mal de d�g�ts, dit-il en d�signant son pied artificiel. - C'est certainement l� que Perla a �t� enlev�e. - Expliquez-nous ce qui est arriv� � Perla, quand s'est-elle faite enlev�e ? demanda Am�lia. - On ne sait pas exactement � quel moment. D�s le premier jour, nous avons �t� surpris par une pluie de chocolat... r�pondit la rouquine - M�rida et moi nous sommes r�fugi�s dans une maison du village, et c'�tait la derni�re fois qu'on a vu Perla. - Et le lendemain, on a trouv� des traces de bagarre dans les bois. Il y avait des empreintes, des �cailles de dragons, et des plumes bleues. - Je vois... Am�lia, je crois que ce qu'on craignait est arriv�. - De quoi, qu'est-ce qu'il se passe ? � dire en chœur les deux h�ros. Mais Am�lia faisait d�j� volte-face. Elle se dirigeait vers la porte de la chambre, suivie par son acolyte. Ils disparurent dans le couloir, ils marchaient vite et ne disait rien. Harold tenta de se lever de son lit d'h�pital, mais sa petite amie le retint. La jolie rousse aux yeux bleus d�posa un baiser sur le front de gar�on et s'�lan�a � la poursuite des deux meneurs. Elle courait dans le couloir, croisant des connaissances sans les saluer. Elle rattrapa la capitaine f�line et la panth�re noire, elle les d�passa et se posta devant eux. � S'il vous pla�t, dites-moi ce qu'il se passe ! - D�sol�e M�rida, mais tu es trop proche de la mission pour que nous puissions t'expliquer. - Moins tu en sais, plus vite on retrouvera Perla. � Sur ces mots, Am�lia �carta la jeune fille de son passage et elle reprit son chemin avec Bagheera. Les deux meneurs mont�rent les escaliers de pierre jusqu'au quatri�me �tage, celui des penseurs. Am�lia tapa impatiemment � la porte. Nanaka vint leur ouvrir en les accueillant avec un grand sourire. Ils rejoignirent la table o� �tait install�e la carte des mondes. Bagheera regarda tour � tour les sages, l'empereur de Chine, l'air plus vieux que jamais, Rafiki et Mama Odie �taient en pleine discussion en pointant des lieux sur le grand parchemin qui recouvrait la table. Il y avait aussi une myst�rieuse louve blanche qui restait silencieuse, observant ses partenaires, et le grand Pabbie, un troll des montagnes orn� de cristaux lumineux, tentait d'attirer l'attention des autres pour �couter Bagheera. � Sur les trois h�ros que nous avons envoy� sur Berk, il y a en a une qui n'est pas revenue. - Perla a perdu son compagnon il y a environ un an. Et nous avons des raisons de croire qu'elle pourrait rejoindre le c�t� sombre, ajouta Am�lia. - M�rida et Harold, ses compagnons de qu�te, ne savent pas vraiment dans quelles conditions elle s'est faite kidnapp�e. Elle s'est peut-�tre tout simplement enfuie puis elle aurait fait une mauvaise rencontre, continua le f�lin noir. - Ou alors les traces de luttes dans la for�t n'�taient peut-�tre qu'une mise en sc�ne pour brouiller les pistes tandis qu'elle int�grait les rangs de Discord. dit la capitaine. - Nous devons donc envoyer une nouvelle exp�dition, annon�a le vieil empereur. - Harold et M�rida ne sont pas encore r�tablis, de plus, ils ne sont pas pr�ts � admettre que Perla nous ait trahi, dit Am�lia. - Nous pouvons envoyer Kiara ? proposa Bagheera. - Kiara est d�j� en mission avec Roublard � New York, r�pondit Rafiki. Pourquoi pas Flynn et Naveen ? - Ils sont � Saint P�tersbourg, d�clara le grand Pabbie. - Bon alors, qui envoyons nous ? - Charlie et Gratouille, dit Nanaka, sont-ils en mission ? - Non, d'ailleurs cela fait longtemps qu'ils ne sont pas partis ces deux-l�, r�pondit la louve blanche. - Alors c'est parfait, conclut Am�lia, Charlie et Gratouille partent sur le champ pour le nid des dragons, je vais pr�venir Annabelle. � C'�tait la premi�re fois depuis bien longtemps que les meneurs d�couvraient une faille dans le plan diabolique du terrible Discord. La cr�ature difforme avait tout fait pour an�antir les mondes et ruiner les moindres espoirs des sourciens. Les t�n�bres avaient gagn�s bien des esprits, et de nombreuses victimes avaient �t� faites lors des batailles. Les sbires du mal avaient saccag� des maisons, des palais, des terres magnifiques. Certains s'�taient laiss�s convaincre et avaient rejoint le camp de Discord. Cependant, malgr� tout le chaos qui embrumait les mondes et les cœurs, une lueur d'espoir subsistait. Certes elle �tait faible, mais elle �tait l�. Et les d�couvertes des h�ros ne faisaient que renforcer la confiance collective. Ils ne le savaient pas encore, mais leur gloire �tait tout proche. Ils allaient bient�t voir leur �re boulevers�e de nouveau, et rena�tre de ses cendres. Tout �tait une question de temps, et de courage. A suivre...