Fanfic t�l�charg�e depuis le site La Belle et la B�te Source : https://www.animationsource.org/belle_bete/fr/ Titre : Le plus beau cadeau... Auteur : Ermi Description : Participation au concours de Figa "Un cadeau pour Belle". La B�te a d�cid� de r�aliser le v�u le plus cher de sa douce depuis qu'elle vivait dans son ch�teau... -------------------------------------------------------------------- Cette histoire a �t� �crite dans le cadre du concours de Figa pour lequel il fallait imaginer que la B�te offrait autre chose qu'une biblioth�que � Belle. J'ai choisi d'imaginer qu'il lui permettait de revenir huit jours chez son p�re, comme dans le conte original. Le d�roulement de l'histoire aurait �t� l�g�rement diff�rent, mais la fin aurait �t� la m�me que dans le dessin anim�. ----------------------------------- La B�te regardait Belle se promener avec son cheval, Philibert, dans les jardins enneig�s du ch�teau. �trangement, elle se plaisait � pouvoir la contempler, simplement regarder ses mouvements, ses attitudes, ses sourires... Elle ne s'en lassait pas ! A un moment, profond�ment troubl�e, elle murmura qu'elle n'avait jamais ressenti une chose pareille auparavant... Ce sentiment qu'elle �prouvait �tait nouveau, encore inconnu. -J'aimerais faire quelque chose pour elle ! s'exclama brusquement le prince. Oui, il aurait voulu qu'elle soit heureuse, il aurait voulu lui faire plaisir. Mais de quelle mani�re, �a, il ne le savait pas... Se tournant vers ses fid�les Big Ben et Lumi�re, en qu�te d'un conseil, le chandelier parlant d�clara qu'il fallait quelque chose d'original. Apr�s un court instant de r�flexion, il d�clara : -Il faut r�fl�chir � ce qui ferait plaisir � Belle... Qu'est-ce qu'elle aime ? Son p�re ! Il faudrait qu'elle puisse revoir son p�re ! La B�te se d�tourna l�g�rement, l'air sombre. Comment Belle pourrait-elle voir son p�re ? Apr�s la terreur qu'elle lui avait inspir� et qu'elle ait accept� un �change entre Maurice et sa fille, le vieil homme n'avait s�rement aucune envie de revenir dans le ch�teau o� lui puis sa fille s'�taient faits emprisonner, et encore moins de le revoir, lui, le monstre - chose compr�hensible, dans un sens... D'ailleurs, le prince n'�prouvait gu�re l'envie de voir encore la terreur dans le regard du p�re de Belle, l'horreur qu'il avait ressenti en regardant le visage monstrueux de la B�te. Mais il voulait vraiment faire plaisir � la jeune femme, et si lui faire revoir son p�re �tait le moyen pour cela, il devait consid�rer la question. Sans r�pondre � la suggestion de Lumi�re, il rentra � l'int�rieur du ch�teau et s'isola dans l'aile ouest, dans la large pi�ce aux meubles fracass�s par les nombreuses col�res de la B�te. Il s'assit tout en fixant la rose magique qui, sous sa cloche de cristal, commen�ait d�j� � se ternir, certains de ses p�tales mena�ant de se d�crocher sous peu, et il r�fl�chit. Le lendemain, la B�te sortit de ses appartements et alla voir Belle, � qui il demanda quel �tait son plus cher d�sir. Elle lui r�pondit, l'air triste, qu'elle aurait souhait� revoir son p�re. A ces mots, le prince ensorcel� baissa l�g�rement la t�te, puis ouvrit la gueule pour l�cher quelques mots : -Un carrosse vous conduira chez votre p�re, et il reviendra vous chercher dans huit jours. Emportez tout ce que vous voulez. -Comment ? murmura Belle, peinant � croire ce qu'elle venait d'entendre. -Vous pourrez aller le voir de temps en temps, si vous le d�sirez, r�p�ta la B�te. Prononcer ces simples mots la rendait triste, car non seulement il ne verrait pas la jeune femme pendant huit jours, mais en plus - et surtout -, qu'est-ce qui la for�ait � revenir une fois les huit jours �coul�s ? Mais, sans trop savoir pourquoi, il avait d�cid� de s'en remettre � Belle. Il lui faisait confiance. Il avait bien conscience qu'il ne la reverrait peut-�tre jamais, mais tant pis. Et puis, il voulait son bonheur, au fond... Bien qu'il aurait pr�f�r� le faire tout en gardant la jeune femme pr�s de lui. Belle se leva en le remerciant du fond du cœur, les yeux brillants. Elle partit bien vite dans sa chambre prendre ses affaires et, apr�s avoir salu� et remerci� encore une fois la B�te, elle monta dans le carrosse qui se mit aussit�t en marche pour l'amener dans sa petite maison, pr�s du village... D�s que le carrosse enchant� s'arr�ta, Belle sauta au dehors, grimpa les marches de la maisonnette et en poussa la porte. Son regard fut imm�diatement attir� par une petite silhouette qui fouillait dans un tiroir, vraisemblablement � la recherche d'un quelconque objet, sans avoir remarqu� l'intrusion de quelqu'un dans la maison. La cœur de la demoiselle fit un bond : c'�tait son p�re ! Elle s'avan�a et le serra dans ses bras, extr�mement heureuse de le revoir. Maurice, surprit, se retourna et fut abasourdi et fou de joie de retrouver sa petite fille ch�rie, qu'il �tait certain de ne jamais revoir. Il leur fallut � tous deux un certain temps avant de pouvoir se remettre de leur �motion et d'aller s'asseoir : ils avaient beaucoup de choses � se raconter... Belle lui parla de sa vie au ch�teau, des domestiques enchant�s mais attachants, de la B�te qui n'�tait finalement pas si cruelle, puisqu'elle l'avait laiss�e retourner vers son p�re, de tous les petits d�tails de sa vie. Maurice lui raconta que puisque personne au village n'avait voulu le croire quand il avait racont� ce qui �tait arriv� � sa fille, il avait d�cid� de partir seul l'arracher aux griffes du monstre. Il avait pass� un certain temps � pr�parer son exp�dition et s'appr�tait justement � partir au moment o� Belle �tait rentr�e. Ils parl�rent longtemps, et le soir venu, ils partag�rent un repas simple, mais qui leur parut exquis tant ils �taient heureux de pouvoir savourer un moment ensemble. Mais apr�s que les huit jours soient pass�s, le carrosse qui avait amen� Belle chez elle �tait de retour. Elle savait qu'il �tait temps de repartir au ch�teau de la B�te. Maurice protesta, refusant qu'elle reparte � dans cet enfer �, mais, avec tristesse bien qu'en �tant d�cid�e, elle lui expliqua que son ami - car oui, int�rieurement, elle le consid�rait finalement comme un ami... - l'avait laiss�e partir en escomptant son retour quelques jours apr�s cela. Elle se devait d'honorer sa confiance. Ainsi, malgr� les protestations de son p�re, Belle repartit. Par la suite, la B�te l'autorisa souvent � retourner voir son p�re. Mais cela ne plaisait pas � Maurice, pas du tout. Il aurait voulu avoir son enfant avec lui chaque jour, non pas de temps en temps, au bon vouloir d'une b�te sanguinaire ! Et bien que revoyant la jeune femme r�guli�rement, il souffrait et sa sant�, peu � peu, se d�t�riora. Un soir, apr�s avoir pass� une excellente soir�e en compagnie de la B�te, elle lui avoua son inqui�tude � propos de son p�re. Le prince, apr�s avoir compris � quel point Maurice comptait pour sa fille, la laissa partir, bien que sachant ce que cela signifiait pour lui et les habitants du ch�teau - il n'y avait plus d'espoir. Et puis tout se passa tr�s vite : Belle, en voulant montrer que son p�re �tait absolument sain d'esprit, donna � Gaston les armes n�cessaires pour �liminer son rival... Heureusement, gr�ce � l'amour de la jeune femme, il fut sauv�, et finalement, il retrouva forme humaine, tout comme les domestiques du ch�teau. Tout �tait rentr� dans l'ordre.