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Berlioz se dirige vers la grande porte, il se glissa dans la chatière et se retrouva sur les marches verglacées. Il se retourna et regarda la couronne de Noël avec inquiétude, le rêve était pourtant si réel !

Le chaton charbonneux longea le muret de sa maison, puis celui des voisins. Il marcha jusqu'à un square où il avait l'habitude de se rendre avec sa maîtresse.

Il y avait un homme étrange qui faisait un spectacle, tout autour de lui, les gens se pressaient. Berlioz aperçu un groupe de la gente canine qui s'amusait, il y avait une importante masse de dalmatiens, ils étaient si nombreux que le chaton ne parvint pas à les compter. De toute façon, l n'avait pas à le faire car le père de toute cette marmaille était en train de faire l'appel du troupeau. D'autres chiens s'étaient joints au groupe, un charmant couple avec quatre petits, l'un était gris comme son père, les trois autres étaient de jolies petites cocker à l'identique de leur mère. Soudain, les regards se tournèrent vers Berlioz et la horde de chiots assoiffés de sang se rua vers le chaton. Avant qu'il ne puisse faire quelque chose, il fut aggrippé par la fourrure et tiré en arrière.

Les yeux bleus de Berlioz dévisagèrent trois chatons, deux mâles et une femelle. Celle-ci était bicolore, crème et marron, avec un beau noeud autour du cou. Le premier mâle était lui aussi bicolore, crème et noir et un regard faurouche, le troisième était un rouquin tigré, l'air éperdu. Le premier chaton miaula avec un léger accent italien :

- Mais es-tu fou de te montrer aux chiens ainsi ?

- Les chiens ne sont pas tous mauvais, seulement ceux-ci ne savent pas se tenir. ajouta le rouquin avec son accent américain.

- Ils viennent d'Angleterre. affirma le premier.

- Seuls les chiens anglais sont comme cela, je suis anglaise et je ne pense pas être mal élevée. Bonjour, mon nom est Dina. miaula la femelle.

- Je suis Figaro. Annonça fièrement le chaton noir et crème.

- Moi c'est Oliver, et toi ? demanda le roux.

- Je m'appelle Berlioz, dites-moi, auriez vous eut quelque présentiment au sujet de Noël ?

- Tu parles d'un présentiment, j'en ait fait un cauchemar ! gémit Dina.

- Le père Noël n'était pas passé ! dit Figaro

- On a tous fait le même rêve ? s'étonna Oliver.

- Exactemment, et je crois bien que ce n'est pas qu'un rêve...


1/ J'ai la certitude que ceci n'est pas anodin, je rentre � la maison maintenant.

2/ Le spectacle de rue m'intrigue, je pourrais peut-�tre m'en approch�...


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