Fanfic t�l�charg�e depuis le site Le Roi Lion Source : https://www.animationsource.org/roi_lion/fr/ Titre : sang et m�moire/chapitre 2: amour et r�v�lations Auteur : gone Description : Peu apr�s la nouvelle annonc�e par Meytak, un groupe compos� de cinq lions (Kiara, Mina�, Vitani, Meytak et Kovu) se d�cida � partir en direction de l'oasis pour prendre un peu de repos. mais se sont des v�rit�s qui attendent certains des membres de notre groupe. Et pour les autres, il semblerait que ce lieux puisse r�veiller le Upendi pr�sent dans chacun de leurs c�ur. PS : Bon on va arr�ter de procrastiner j'ai modifi� des �l�ments dans ce chapitre. c'est un chapitre de transition et je n'�tais pas satisfait de ce que j'avais �cris, que ce soit des tournures de phrases ou des tournures sc�naristiques. -------------------------------------------------------------------- Dans cette caverne sombre, la tension �tait palpable. Personne ne pouvait savoir ce qu'il allait advenir de la reine. Tout le monde �tait � son chevet, attendant l'arriv�e de Rafiki, le seul qui pourrait tirer les choses au clair. A son arriv�e, il �tait sur les rotules, mais guid� par son devoir envers le roi et la reine, il trouva la force de se rapprocher de Nala afin de l'examiner. A la fin, Simba, mut par l'impatience, lui demanda : �Alors, peut-on savoir ce qu'elle a, � la fin ? Fort heureusement, elle n'a rien de grave. Ce qu'il s'est pass� vient surtout du choc �motionnel qu'elle a eu � la suite de cette nouvelle.� Mina� et Meytak, eux ne disaient plus rien. A force de culpabiliser, ils se demandaient si ils avaient bien fait de r�v�ler ce qu'ils savaient. Ce fut Kiara qui pris la parole au nom de son compagnon et de ces deux derniers : �Maman est hors de danger, c'est ce qui compte. On va donc vous laissez tout les deux. Je crois que vous avez des choses � vous dire.� Alors que Kiara sortait de la grotte, Mina�, Kovu et Meytak lui embo�t�rent le pas. Puis ce fut au tour de Rafiki et de Zazu. A la fin il ne restait plus que le couple royal. Il se passa bien une vingtaine de minute avant que Nala ne commence � rouvrir les yeux. Lorsqu'elle se r�veilla, son regard se porta sur Simba. Puis, �tant allong�e sur le c�t�, elle sentit une larme chaude couler sur son museau, pour ensuite laisser la place � un flot tout entier se d�versant, expression d'un cœur d�chir�. Elle alla se lover entre les pattes de Simba, qui lui demanda : �Tu te sens mieux ? Tu nous as fait une belle peur, tu sais. Je m'en doute. Mais tu dois savoir ce que �a fait de perdre un enfant. Et maintenant, moi qui pensais avoir fait mon deuil, j'apprends qu'il est toujours en vie apr�s tout ce temps. C'est comme si... c'est comme si une blessure dans mon cœur, que je pensais cicatris�e, s'�tait rouverte. C'est douloureux, peut �tre plus douloureux encore que le jour o� nos parents se sont �teins. En effet, �a l'est pour moi aussi. Personne ne devrait avoir � enterrer ses propres enfants. Aucun parent ne m�rite qui lui arrive une telle chose, pas m�me quelqu'un comme Zira.� Sur ces derni�res paroles, ils rest�rent l�, enlac�s, � repenser � celui qu'ils avaient mis au monde ici m�me. * * * �Allez Vitani, r�fl�chis. Comment vas tu t'y prendre? Il est vrai qu'en se d�brouillant bien on peut arriver � caser deux personnes qui viennent de se rencontrer, mais quand elles ne peuvent pas se voir, m�me en peinture, alors l� �a rel�ve du casse-t�te. Quelle idiote. Upendi, le pouvoir de l'amour, les fruits que j'ai mang� �taient ferment�s ou quoi ? Mais ce ne serai pas eux l�-bas? Qui arrivent � rester l'un � c�t� de l'autre sans se tourner le dos. Il y a peu �tre une chance. Comme quoi ma grande, ne doutes jamais de toi comme ��. Comme me l'a dit le vieux singe, quand j'�tais plus jeune, tout peut arriver. Je comprends mieux � pr�sent ce qu'il a essay� de me dire, au del� du fait que je ne pensais pas revenir ici un jour.� * * * � Hey, salut Vitani. Quoi de neuf ? Lui demanda Kovu, l'air ailleurs. Moi �a va, je suis en forme. Mais vous, vous m'excuserez, vous avez une mine affreuse. On peut savoir ce qu'il vous est arriv�? La culpabilit�, lan�a Meytak, voil� ce qui nous est arriv�. C'est � dire, continua Kiara, qu'il se sentent mal. En fait, quand ils ont annonc� que Kopa �tait vivant, m�re n'a pas support� le choc. Nous avons eu peur sur le moment, mais elle va bien, c'est ce qui compte. Mais, du coup on se sent un peu responsable de ce qui lui est arriv�, intervint Mina�. Vous savez, leur dit Vitani, je connais un endroit qui peut vous aider � l�cher prise. Vous connaissez l'oasis o� vivent les deux bouffeurs d'insectes, le nabot et son pote le phacoch�re? C'est l� bas que nous allons. Ca devrait vous remonter le moral. Allez venez, j'insiste. Bon! S'exclama Meytak. Je crois que de toute fa�on �a ne peut pas �tre pire.� Cette remarque souleva un l�ger rire chez Mina�, ce que Meytak remarqua tout de m�me : �Qu'y a-t-il de dr�le? Lui de demanda ce dernier. il n'y a rien de dr�le, s'offusqua la lionne, c'est nerveux, ce n'est pas pareil. Et puis, ne commence pas, sinon �a risque d'�tre pire. Lui dit-elle en lui lan�ant un regard noir accompagn� d'un sourire en coin le d�cr�dibilisant. Bon les tourtereaux, l�cha Vitani blas�e, si vous voulez nous mettre en retard, je peux vous dire que vous tenez le bon bout.� Les deux lions rougirent sur le coup, si bien que Vitani remarqua qu'elle avait touch� une corde devenue sensible avec le temps. Elle se contenta de relever le d�tail sans aller plus loin : �Bon ne perdons pas de temps, sugg�ra-t-elle, l'oasis nous attend.� Et c'est ainsi que tout le groupe partit en direction du lieu o� Simba a pass� une partie de sa vie. La travers�e du d�sert n'�tait pas de tout repos, mais les trois lions du rocher connaissaient les bon itin�raires, de mani�re � passer par des points d'eau pour �viter toute d�shydratation pouvant entra�ner la mort, �a va de soi. A leur arriv�e, Mina� et Meytak �taient stup�faits par la v�g�tation. Kiara remarqua leur t�te puis glissa � Mina� : �Tu n'avais pas ��, dans tes montagnes, n'est-ce pas? En effet, c'est magnifique. R�pondit Mina� dans son �merveillement.� A mesure qu'ils avan�aient, ils s'enfon�aient dans la jungle, puis finirent par tomber sur Timon et Pumba qui, surpris de les voir, les accueillirent � bras ouverts : �Kiara, c'est g�nial de te voir, s'exclama Timon, tu as amen� des amis?! Puis il se tourna vers Vitani et l�cha : et tu l'as amen� elle aussi. Elle, comme tu dis, c'est celle qui a amen� tout ce petit monde ici et ELLE, va te bouffer tout cru si tu continues � parler d'elle sur ce ton. Ok, ok, oublies ce que j'ai dit. Fit-il effray�. Et donc tu les a amen� pour...? Pour qu'ils se d�tendent un peu, t�te de nœud. Regarde moi cette bande de gros stress�s. Ils ont besoin de se d�tendre, et je me disais que toi, mon cher Timon, et toi, mon cher Pumba, vous saviez quoi faire contre le stress et la culpabilit�, et aussi accessoirement contre toute envie irr�fr�nable de travailler.� Ce dernier mot �tait � l'intention de Mina� et Meytak, qui repensaient � Nala. Se dire que c'est � cause de son imprudence qu'ils l'ont mise dans cet �tat l�, �a a de quoi vous g�cher la journ�e : �Oh, pour ��, Pumba et moi, on conna�t une chose qui peut remonter le moral de n'importe qui. Notre princesse, ici pr�sente, ne pourra vous en dire que du bien. Au sujet de cette chose, nous avons ici deux mots pour la d�crire. Ces mots sont... ...Hakuna Matata.� Le groupe entier ayant compris que celui qui a dit cela n'�tait pas l'un d'eux, cherch�rent la provenance du bruit, puis virent dans un bassin d'eau claire, un lion au pelage dor� et � la crini�re ch�tain qui se relaxait. Le groupe, intrigu� se questionnait sur qui il �tait, tous sauf trois personnes. Meytak �tait impassible et Pumba se contenta d'ajouter : �Oh, c'est toi qui a dit �a. Ne faites pas attention, �a fait un moment qu'il est ici et comme il ne fait pas de vagues, �a ne nous g�ne pas qu'il reste. Dis donc, je suis ici depuis trois jours et vous ne me reconnaissez toujours pas. Lan�a-t-il en sortant du bassin. Etant jeune, j'avais remarqu� que vous n'�tiez pas des fl�ches vous deux, et je vois que �a ne s'est pas arrang� avec le temps. Dis leurs qui je suis � la fin, ne restes pas plant� comme ��, Meytak. Attends, il te conna�t? S'exclama Mina�. Ca veux dire que c'est... Bien vu la minette. Je suis Kopa, originaire de la terre des lions. Et je vous annonce officiellement que je suis revenu d'entre les morts. Acheva-t-il avec un sourire. Kopa ? S'interposa Timon. Mais tout le monde, Pumba et moi y compris; tout le monde pensait que tu �tais... Mort ? Je dirais plut�t que j'�tais agonisant, corrigea-t-il, et c'est Nasem qui m'a sauv�. Nasem? Qui est-ce donc? Demanda Kiara. C'est notre ma�tre. Compl�ta Meytak. Il nous a tout appris. Si on en est l� aujourd'hui, c'est gr�ce � lui. Et cela a un rapport avec ta connaissance des plantes. Nota Mina�. Exact, intervint Kopa. On a �t� form� de mani�re � pouvoir nous d�brouiller en toutes circonstances, car lors de nos explorations, nous voyageons seuls, et parfois, ce sont des lieux suffisamment hostiles pour le faire payer de sa vie � n'importe quel imprudent. Vous n'avez jamais rencontr� d'humains n'est-ce pas? Et ce parce qu'ils n'osent pas s'aventurer tr�s loin dans certaines contr�es qu'ils estiment mortelles pour eux. Par cons�quent on est pr�serv�s ici, mais d'autres de nos cong�n�res ont vu leurs clans se faire massacrer par un fl�au que l'on a nomm� : la folie humaine.� Tout le monde �tait captiv� par le bref discours de Kopa. Ce fut Kiara qui brisa le silence du groupe en introduisant chacun de ses membres : �Ce discours �tait vraiment int�ressant, mais il faudrait peut �tre que tu fasses la connaissance des autres. Tu connais d�j� Meytak, donc voici mes amies Mina� et Vitani, mon compagnon Kovu, et moi je suis Kiara. Je suis techniquement ta cadette.� Cette derni�re phrase lui fit �carquiller les yeux. Voil� ce qui se passe, vous me direz, quand on apprend apr�s tout ce temps que l'on a une petite sœur. Apr�s ces retrouvailles plac�es sous le signe d'un hasard auquel un type aussi farfelu que Rafiki (et qui est accessoirement l'auteur de cette fiction) a rajout� de la poudre de sc�narium, nos lions se s�par�rent pour profiter � leur mani�re de l'oasis. Kiara et Kovu partirent de leur c�t�, pareil pour Timon et Pumba, alors que Vitani et Kopa partirent chacun dans une direction. Il ne restait � la fin que Mina� et Meytak qui leurs hurl�rent comme d'une voix : �Et nous, qu'est-ce qu'on est suppos� faire? D�brouillez vous, leur r�torqu�rent les autres � mesure qu'ils s'�loignaient. Rah Bon, nous voil� seuls. L�cha Mina�. On va visiter les alentours ? Ca m'a l'air d'un bon plan. R�pliqua Meytak. Je te suis.� Les deux me mirent alors visiter les lieux. A la tomb�e de la nuit, ils arriv�rent dans une clairi�re accompagn� d'un point d'eau aliment� par une fontaine en amont : �Woah un �tang. Avec de l'eau courante. Pourquoi t'�merveilles-tu qu'il y ait de l'eau courante? Lui demanda Mina�, l'air interrogateur. Eh bien, qui dit eau courante, dit pas de parasites. R�pondit Meytak. Et donc cela signifie, ne pas passer deux heures � s'enlever des sangsues, ou � se retrouver dans des positions improbables afin d'essayer de les d�gager. OK, l�, �a devient glauque. Changeons de suj...� Mais � peine avait-elle fini sa phrase, que Meytak s'�tait jet� � l'eau. Elle le regardait patauger, et en m�me temps, elle songeait : �Un vrai gamin. Se dit-elle avec le sourire. Tu sais Meytak, longtemps j'ai �t� eu des doutes � ton �gard, je t'ai ha�, tout comme j'ai eu peur de toi. Mais ce qui �mane de toi, c'est tout sauf de l'hostilit�. Cette innocence que tu d�gages m'a permis de comprendre que je faisais probablement fausse route d�s le d�part. Et tu es rest� toi m�me en d�pit de tout ce dont tu as pu te rappeler. Tu oses dire que tu es loin du compte, mais tout ce que tu as racont� � Kiara sur le chemin au sujet de Kopa. L'avoir sauv� d'une rivi�re sortie de son lit, comme tu avais sauv� cette jeune antilope des flammes le jour de notre rencontre, nous a, � tous, montr� ton courage et ton abn�gation. Tu es quelqu'un de bien et j'esp�re que rien ne te persuadera du contraire.� Puis sa mine s'assombrit ce que Meytak remarqua. Inquiet, il sortit de l'eau, se rapprocha et s'enquit de lui demander : �Mina�, quelque chose ne vas pas ? Si �a va, enfin... non pas vraiment. Mon p�re, mon clan. Ils me manquent. M�me avec des amies tel que Kiara, qui m'a remont� le moral dans mes moments de d�prime, il y a toujours ce poids qui p�se sur mon cœur. Ce poids, c'est la solitude. Tu vois, depuis cette fameuse nuit, je me sens seule, comme si l'on avait arrach� une partie de moi.� Meytak ne savait pas quoi faire. Comment la consoler? �Allez, t�te de nœuds. Se disait-il. Elle est � deux doigts de craquer, fais quelque chose, trouve un truc.� Soudain, une id�e lui traversa l'esprit : �Lui dire ce que tu penses d'elle. Pas b�te �� mon vieux� Il se rapprocha encore de Mina�, et lorsqu'il fut assez proche d'elle, la prit dans sa patte, � la grande surprise de cette derni�re, et lui dit : �Tu sais Mina�, j'ai entendu ton histoire. Et m�me si tu me fuyais cela n'emp�chait pas que je t'admirais. A mes yeux tu es plus fortes que n'importe qui. Apr�s tout ce que tu as travers�, tu continue d'avancer, et ce la t�te haute. Et je tenais � te dire que si tu as besoin d'aide, tu peux compter sur moi aussi, ne l'oublies pas. Et puis la lionne que tu es n'es pas infaillible. Tu as envie de pleurer, �a se voit. Alors pleure toutes les larmes de ton corps, tu te sentiras mieux apr�s. Nous rendrons justice � ton clan, je te le promets.� Ces sanglots se chang�rent alors en chaudes larmes coulantes sur ces joues. En r�ponse � son discourt,elle se serra contre lui et lui murmura : �Merci Meytak, tu es quelqu'un de vraiment adorable.� Elle attendit un moment, la patte du lion enlac�e autour d'elle, puis ajouta : �Ecoutes Meytak, je... je veux que tu restes avec moi cette nuit.� * * * �C'est une belle nuit, tu ne trouves pas? Murmura Kovu, suffisamment fort malgr� tout, pour que Kiara puisse l'entendre. Oui. Les �toiles sont toutes visibles. Lui renvoya Kiara. Le ciel est certes sombre, mais les astres le rendent �clatant. Les deux lions se regard�rent, se c�lin�rent, mani�re pour eux de s'�changer un langoureux baiser. Alors elle susurra quelque chose � l'oreille de Kovu, et s'en alla � travers les feuillages. Kovu dont la curiosit� fut �veill� par les mots et les agissements de sa compagne,s'empressa de la suivre. Quand sa t�te sortit de l'�pais fourrage, il vit Kiara qui s'abreuvait � une fontaine, d'une certaine mani�re que l'eau perlait sur sa fourrure, refl�tant ainsi les rayons de la lune, qui de ses rayons couvrait l'herbe d'un voile argent�, celle ci s'en allant danser au gr� des aliz�s. Dans ce tableau, Kovu ne voyait plus seulement sa compagne, mais aussi une beaut� indicible d'un �clat � en rendre le diamant d�suet. Et quand cette apparition le regarda du coin de l'œil, son sang ne fit qu'un tour : �Ki...Kiara. Balbutia Kovu. Tu voulais me parler de quelque chose? Oui. Lui fit-elle en sortant de la fontaine, le regard portant autre part. Je voulais te dire qu'il est vrai que j'ai �t� distante avec toi ces derniers temps. Je suis sinc�rement d�sol� pour �a , mais il faut que tu saches que j'avais mes raisons. Bien s�r, c'est quelque chose que je peux comprendre. Et je sais aussi quand tes yeux mentent. Tu ne voulais pas me dire �� � la base, n'est-ce pas? Non en effet. Tu sais, cela va faire bient�t un an que l'on s'est rencontr�, et je suis d�sol� de te g�cher la surprise, mais je tenais � te faire un cadeau. C'est... c'est tr�s gentil Kiara, je suis touch�, vraiment, mais j'ai compt� moi aussi et notre anniversaire, c'est dans trois cycles lunaires � peu pr�s. Pourquoi m'en parler maintenant ? C'est que. H�sita-t-elle. Il me faut du temps pour pr�parer ce cadeau. Et justement � ce sujet, j'ai besoin de toi.� Sur ces mots, Kiara se jeta sur son compagnon, et les seuls �chos que re�u la lune de son silence, furent des rires et des gloussements se propageant dans la jungle immense. * * * Kopa �tait couch�, � l'�coute de ce qui l'entourait. Cependant cette m�ditation s'interrompit quand Vitani arriva derri�re lui : �Je t'ai trouv�. Lui dit-elle enfin. Je n'aime pas �tre � la vue des autres. Je trouve impressionnant que tu ais pu me pister et me retrouver dans la journ�e. Ne te la joues pas trop, j'ai deux trois atouts de mon c�t�. As tu d�j� passer une partie de ton enfance � chercher ta nourriture? Peut �tre pas l'enfance, mais je me suis retrouv� � manger des dattes dans le d�sert.� Pendant leur conversation, Vitani continuait d'observer Kopa dans son int�gralit�. En deux trois ans, si ce n'est plus, il a radicalement chang�. D'un temp�rament jovial dans sa jeunesse, il est devenu quelqu'un au visage que quelque chose a rendu inexpressif, il y a longtemps. Ou pas si longtemps que �� : �Qu'as-t-il bien pu t'arriver durant tout ce temps? L'interrogea Vitani. Est ce que ce Meytak a eu une mauvaise influence sur toi? Lui lan�a-t-elle l'air moqueur. Et justement, en parlant de lui, toi qui l'a fr�quent� durant ta jeunesse, tu n'aurais pas par hasard quelque chose � dire � son sujet? Car tu vois, nous en savons peu sur lui. Par exemple, quels sont vos intentions � toi, lui et votre clan de par del� le cimeti�re d'�l�phant? Donc tu es au courant. Soupira Kopa. D'accord tu as gagn�. En effet, il se trouve que les chefs du clan qui m'a recueilli ont des vues sur la terre des lions. Et pour quelles raisons? L'interrompit Vitani. A part la promesse que une fois l� bas tout ira mieux, ils ne nous disent rien. Ils sont du genre, r�serv�s. D'accord, donc cela ne m�ne � rien. Et pour en revenir � Meytak? Tu as peut �tre quelque chose � dire � son sujet? Je... Laisses le, d'accord? Il n'a pas besoin d'�tre tourment� plus qu'il ne l'est d�j�. Ne t'inqui�tes pas. Lui lan�a-t-elle avec un sourire rieur. Son amn�sie s'en est charg�e pour lui.� Le flegme de Kopa vira soudainement � une expression d'effroi. Ayant trouv� une ouverture, ce dernier s'�lan�a pour s'�chapper. Mais Vitani l'intercepta au vol in extremis : �Dis donc, tu crois aller o� comme ��. L�che moi. Hurla Kopa en tentant de se d�livrer, sans succ�s. Je dois partir sur le champs. Non tu n'ira nulle part. Tu ne crois quand m�me pas que je vais offrir � ton clan, l'opportunit� de tuer Mina�. Parce que j'ai des soup�ons � leur sujet, et � vrai dire, il n'y avait pas besoin de chercher loin. Je me fiche de la princesse, je dois parler de l'�tat de Meytak aux chefs. Si ils continuent de penser que Meytak a d�sert�, � la premi�re seconde o� ils le verront, ils l'ex�cuteront.� Vitani, agac�e par des paroles que Kopa �tait le seul � comprendre, le plaqua au sol et lui grogna � l'oreille : �J'ai une meilleure id�e, tu t'assieds et tu me racontes se qui se trames, o� je te jure que tu cas passer un sale quart d'heure. Alors Kopa, c�dant � la pression accepta de tout raconter � Vitani. Ils se pos�rent et l'ancien prince lui raconta tout ce qu'elle voulait savoir. Apr�s son discourt, cette derni�re r�capitula : �Donc si j'ai bien compris, les anciens de ton clan ont fait un �change avec le clan de Mina�. o� les personnes �chang�es �taient la fille de votre ancien chef, remplac� par son fils peu apr�s sa mort, et Nasem, votre ma�tre, � Meytak et � toi. Oui, et ce qu'il s'est pass�, c'est qu'elle a eu un enfant avec le chef du clan des montagnes, et que l'on a appris sa mort peu de temps apr�s. Du coup, le fils rong� par le chagrin nous a enr�l� dans un massacre que l'on nomme ''la nuit des crocs sanglants''. Beaucoup d'entre nous le supportent mal. C'est la raison pour laquelle il est mieux pour Meytak qu'il ne se souvienne pas de tout justement, surtout qu'il s'est rapproch� de la lionne. Et donc s'il se souvient du crime qu'il a commis... Reprit Vitani. ...il risque de s'en vouloir au point de d�serter pour de bon, acheva Kopa. Et donc tu crains qu'il se fasse tuer en restant chez nous. Pourtant je ne vois pas en quoi nous devrions avoir peur de tes amis de l� bas. Pourtant tu devrais. Et pourquoi cela? Si les n�gociations avec ton clan se passent mal - ce qui signifie donc une d�claration de guerre entre la terre des lions et mon clan - ils enverront les spectres, et je peux t'affirmer une chose : ce sont des monstres, m�me pour des lions comme Meytak et moi. Ils ont endur� des supplices bien pires que tout ce que nous avons v�cu durant nos exp�ditions, travers� des d�serts en empruntant des trajets hors des sentiers battus, gravis des montagnes jusqu'� ce qu'il n'y ait quasiment plus d'air � respirer. Ils ont d�fi� la mort elle m�me et sont les membres du clan les plus d�vou�s. Il sont la raison pour laquelle on est partis se battre dans les montagnes, la raison pour laquelle personne ne s'est jamais rebell�, et pour les battre, il n'y a qu'une solution. Et cette solution, c'est d'en attaquer un � trois de mani�re synchrone. Comment le sais tu? Fit Kopa surpris. Bah, l'intuition f�minine. Tu m'en diras tant.� Les deux amis d'enfance rirent de cette remarque, ce qui permit de d�tendre l'atmosph�re. La tension rel�ch�e, ils s'allong�rent pour regarder le ciel. Apr�s un long instant � ne rien faire, Vitani se mis � repenser � la conversation. Soucieuse elle, demanda � Kopa : �Est-ce que tu est mon alli� dans cette histoire? Vu la tournure que prennent les �v�nements, je pense que Meytak et moi on peut �tre des atouts qui joueront en votre faveur, mais ne t'avances pas trop. Si �a tourne au vinaigre, vous ne m'aurez pas de votre c�t�. Je veux juste r�cup�rer Meytak et le ramener chez nous. Oh. Alors tu as vraiment coup� les ponts, n'est-ce pas ? Bien s�r que je les ai coup�. Cette vie n'�tait plus la mienne depuis que je suis pass� par le cimeti�re. * * * Mina� et Meytak �taient en train de dormir, lorsque un bruit de fond semblable � une dispute les r�veilla. Les deux pos�rent leur regard dans celui de l'autre, puis apr�s cet �change muet, Mina� demanda � Meytak : �A ton avis, comment peut-on appeler ce genre de situation? Tu entends par l� finir ensemble malgr� le fait que tu ne pouvais pas me saquer. Moi j'ai tendance � appeler �� un miracle. Et �a l'est probablement. R�pliqua la lionne. Et puis les miracles, sont comme des opportunit�s que l'on doit saisir. Alors je vais �tre sinc�re. A pr�sent, je me fiche de qui tu as pu bien �tre. Pour moi qui tu es est largement plus important. Tu es Meytak, tu es un botaniste de talent, tu es quelqu'un de loyal et de tr�s attentionn�. Si je te dis tout ��, c'est parce que je veux partager ma vie avec toi. Je veux rester � tes c�t�s, jusqu'� la fin. Moi aussi Mina�. Et jamais rien au monde ne nous s�parera, tu m'entends? Rien.�