Un bruit sourd se fait entendre
Je me presse, je me hâte, je cours
Me voilà en train de descendre.
Poussant des cris de secours.
Je te cherche, Papa, au fond du ravin
Tu devrais être là
Mais je ne t'y trouve pas
Et je parcours de fond en comble, en vain.
Quand la poussière se dissipe, Je peux voir
Là-bas, un peu plus loin,
Une masse qui ne peux se mouvoir.
Je pense comprendre, enfin.
Je cours vers ce tas de chairs
Qui au sol gît
J'en écrate la poussière.
Et ton facies je vis.
Papa, papa, c'est toi, je t'ai trouvé
Mais ta voix ne produit aucun mot.
Papa, papa, décris moi tes maux.
Pourquoi ne veux-tu donc pas me parler?
L'Oncle à la large cicatrice arrive
Jaillissant de je ne sais où
De la poussière couleur grive.
Il me dit que tu n'as plus de pouls.
Tu es mort, Papa, et de ma faute
C'est lui qui le dit.
Papa, pardonne-moi cette fausse note.
Papa, papa, je t'en supplie.
Alors, il me condamne à l'Exil.
Maman ne doit pas savoir qui est l'assassin.
Sinon, dit-il, ça m'entraînera dans le déclin.
Je ne dois devenir plus qu'un "il".
Je fonce, dans les tréfonds de l'oubli.
Peut-être quequ'un un jour, expiera mon péché.
Pardonnera ma faute, de mon souci.
Peut-être, un jour. Je reviendrai?