Au village...

- Papi ! Mamie !
Du haut de ses cinq ans, la petite fille est bien décidée à convaincre ses grands-parents de l'emmener au village, pour qu'elle puisse jouer avec les autres petites filles.
- Jane ! Tu ne vois pas que tu nous déranges . Nous sommes occupés. Va plutôt voir tes parents.
- Pff, vous êtes toujours occupés. Ronchonne la gamine en s'en allant boudeuse.
Elle a des cheveux blonds qui lui vont à l'épaule et de grands yeux verts, comme ceux de sa mère. D'ailleurs la fillette entend souvent les gens lui dirent qu'elle ressemble à sa mère.
Raiponce parait maintenant plus mature  et plus réfléchiequ'à sa rencontre avec Eugène. Mais elle garde sa joie enfantine et naive qui fait son charme pour tous les villageois.
Après avoir fouillé la chambre de ses parents, la petite fille se dirige vers la terrasse, où elle aperçoit Pascal.
- Oh coucou ! Pascal ! Tu sais où son papa et maman . Ils ne sont pas dans leur chambre.
D'un signe de la queue, le petit caméléon désigne Raiponce et Eugène, en train de bavarder et de rire à l'ombre d'un grand saule pleureur.
- Merci beaucoup, crapaud ! Je te revaudrai ça…
Dit l'enfant en riant avant de claquer la porte laissant un pascal en colère.
Jane sait qu'il n'aime pas qu'on le traite de crapaud, voilà pourquoi elle s'amuse souvent à le taquiner avec ça, à la grande fierté de son père mais pas de sa mère.
Après avoir descendu en courant les grands escaliers à colimaçon, la fillette fonce sur ses parents les coupant net dans leur conversation.
- Papa ! Tu m'emmènes au village . S'il te plaît !
- Jane, ont t'y a déjà emmené ce matin. Je n'ai pas le droit au repos .
- Mais papa ! Tu sais bien que Mathilde m'a promis de me montrer sa nouvelle collection de chevaux !
- Tu pourras y aller demain.
- Mais…
Raiponce qui jusqu'alors avait écouté la conversation un sourire aux lèvres. Décidée d'interrompre cette chamaillerie enfantine.
- Jane, tu es une petite fille très impertinente de couper ainsi tes parents dans leur discussion.
La petite fille baissa la tête toute penaude. Elle n'avait pas pensé être impertinente en coupant ainsi ses parents pour leur demander quelque chose qui lui tenait vraiment à cœur.
- Mais, repris sa mère, je sais ce que c'est que le besoin de sortir pour découvrir de nouvelle chose et se faire des amis. Petite j'avais ce même désir que toi. Alors on y va !
- Maman est plus gentille que toi !
Dis la fillette en tirant la langue à son père et s'agrippant à sa mère.
- Hé ! Tu as entendu ce qu'elle me dit .
- Oui, Eugène j'ai entendu mais tu sais elle est petite. Et toi, dit Raiponce à l'intention de sa fille, sois correcte avec ton père et excuse toi. Sinon adieu le village !
- Pardon papa. Dit Jane malgré elle.
- Voilà qui est mieux. Allez ! On y va !
Puis raiponce se souvient de quelque chose et lâcha la petite de ses bras pour demander.
- Si on prenait Maximus . Il nous emmènerait bien plus vite au village.
- Tient ! C'est une bonne idée ! Lança son père. Cela fera du bien à mon dos depuis qu'elle m'oblige à tout le temps la porter sur mon dos…
- Heu… Je parlais pas pour toi chéri. On peut être qu'à deux sur Maximus et ce sera moi et Jane.
- Hein ?!? Humpf… Ok je vous rejoindrais…
- Tu n'es pas obligé de venir papa. On peut très bien se passer de toi.
- Jade ! S'exclama Raiponce sévère.
- Oh ! Désolé !
- Non c'est bon elle a raison ce n'est pas besoin que l'on vienne tous les trois je vous attendrais ici avec pascal et tes parents.
- Ok. Amuses toi bien !
Dit Raiponce embrassant son mari.
- Au-revoir papa !
Arrivée au village. Jane sauta de Maximus malgré les interdictions de sa mère et courut de boutique en boutique, se faufilant parmi les étales et les gens. Si bien que raiponce la perdit vite de vue. Elle ne s'inquiéta pourtant pas car elle connaissait la fillette et savait que la maison de son amie était toute proche. La petite devait d'ailleurs déjà y être à admirer la grande collection de Mathilde. Elle s'arrêta alors chez l'épicier chez qui elle acheta un pain au chocolat pour le goûter de la fillette.
Elle s'arrêta un temps chez le peintre Frédérique chez qui elle admira les œuvres.
- C'est vraiment magnifique !
- Mais vos peintures ont beaucoup plus de succès que les miennes celle que vous m'avez prêtée pour que je vous les exposes ont été admirés par tous. Je ne sais combien de gens m'ont demandé de les acheter. Je ne les aie pas vendus bien évidemment Votre Altesse !
- Merci beaucoup, Frédérique. Mais je persiste à dire que vous êtes plus talentueux que moi. C'est juste que j'ai un autre style que le vôtre et les gens n'y sont pas habitué.
- Mouais… mouais…
Puis raiponce arriva enfin dans la maison des parents de Mathilde, qu'elle salua.
- Je pourrai venir voir ma fille . Elle est venu jouer avec la vôtre.
- Mais Votre Majesté ! La petite princesse n'est pas venu dans notre demeure. Et ma fille est parti jouer dans le village il y a de cela une bonne demi-heure.
À ces mots, Raiponce s'inquiéta pour de bon. Et prise de panique elle s'excusa auprès des parents de Mathilde et sortit dehors au plus vite.
- Avez-vous vu la princesse, s'il vous plaît ?
C'est ce qu'elle demande à chaque passant et chacun lui répondait :
- non, désolé Votre Altesse. Si seulement Eugène avait été là ! Puis elle se souvint de l'incroyable flair de Maximus.
- Cherche mon brave Maximus. Retrouve Jane.
Le brave cheval comprit de suite l'ordre et pista la trace de la fillette avançant doucement mais sûrement.
Enfin s'arrêta net. Désignant de la tête un champ. Où Raiponce vit sa fille en train de jouer avec Mathilde aux poneys.
Sautant du cheval, Raiponce ne perdit pas une seconde. Elle courut vers sa fille. Arrivé vers elle lui dit sévèrement.
- Jane tu m'as faits une peur bleue ! Tu devais aller à la maison de ton amie pas dans un champ. La prochaine fois tu ne sortiras plus du cheval sans moi.
La gamine comprenant sa faute se jeta dans les bras de sa mère.
- Oh pardon maman ! Je te jure je ne recommencerai plus !
- Peut-être mais cela ne change en rien ce que tu as fais. Tu mérite une punition nous rentrons à la maison et tu n'auras pas de dessert ce soir.
A ces mots la petite fille éclata en sanglot. C'est vrais elle avait oublié de dire à sa maman qu'elle s'était donné rendez vous avec son amie dans ce champs. Mais ce n'était quand même pas sa faute ! Raiponce se sentit alors attendrit.
- C'est vrais que c'est de ma faute. Je n'aurai pas dut te laisser partir seule. Viens rentrons à la maison. Je ne t'enlève pas cette punition mais tu auras ton dessert, car tu t'es excusée.
- Merci maman, mais je t'en prit ne le dit pas à papa.
- D'accord  ton père ne saura rien de notre petite mésaventure. Mais alors sois sage. Tient mange ton pain au chocolat.
- Merci maman. Miam qu'il est bon.
La petite dit au-revoir d'un signe de la main puis rentra avec sa maman sans bien-sûr descendre une seule fois du cheval !