Interview avec Rich Moore et Byron Howard, réalisateurs de Zootopie, et le producteur Clark Spencer. Réalisée par Lindsay de SeeMomClick.com.
La recherche pour Zootopie
Clark Spencer
Nos films commencent tous par une phase de recherche. Pour Zootopie, le réalisateur a passé quinze mois à étudier les animaux. Notre recherche nous a amené à des endroits incroyables en commençant par notre propre Animal Kingdom (Parc d’attraction sur le thème animalier à Disney World) où on a un large éventail d’animaux et des experts parmi les meilleurs au monde.
Mais une fois que l’on a vu des animaux dans un environnement encadré par les hommes, nous voulions en voir à l’état sauvage également. Alors nous sommes allés en Afrique. Nous sommes allés au Kenya pour étudier les animaux de la savane, mieux ressentir leurs mouvements et leur environnement naturel.
Rendre les animaux vraisemblables
Ce voyage nous a inspiré : nos animaux doivent être comme ils sont en réalité, il faut cerner ce qui les rend si incroyables. Et on voulait que chaque élément soit vraisemblable : de la grande ville de Zootopie aux pelages de chaque individu. Cela nous a amené à continuer de faire de la recherche, jusqu’à l’analyse de la fourrure au microscope ! Par exemple, chaque brin de fourrure d’un renard est sombre au
niveau de la racine puis s’éclaircit. La fourrure d’un ours polaire n’est pas parfaitement blanche.
L’équipe chargée du visuel a créé des millions de brins de fourrure clair pour nos ours polaires. On a aussi dû travailler sur de vrais dreadlocks en Yak et de la laine sale des moutons de tous les jours. Les animaux de Zootopie ont chacun une fourrure différente basée sur leurs couleurs dans la réalité.
Zootopie est un monde crée pour les animaux et imaginé par eux, pas par des humains. Et parce que cette ville est pleine d’animaux de toutes tailles et formes, des immenses aux tout-petits, de l’éléphant jusqu’à la souris, on voulait la taille exacte de chaque animal.
Lindsay
J’adore entendre parler de vos recherches jusqu’à observer la fourrure au microscope, et on le voit vraiment sur le résultat final, c’est très vraisemblable. Vous avez dit qu’il y avait cinquante espèces différentes dans le film, ça semble être beaucoup de travail. Y’en avait-il qui étaient vraiment difficiles pour vous ?
Rich Moore
Le mouton joue un rôle important dans le film. Au début, ils avaient fait une sorte de mouton simplifié avec une fourrure qui ressemble à un tapis. Ça ressemblait à un mouton mais c’était les premiers personnages et on s’est dit OK c’est clairement insuffisant. On a dû partir pour voir les animaux en chair et en os. On est allé caresser des animaux dans un zoo et on a pris des photos de moutons de très près et c’était très sale ! Si vous regardez un mouton, ce sont des animaux très très sales. C’est dégoutant, la fourrure s’emmêle. Une fois que nous les avions vu, nous avons retravaillé la fourrure et nous avons obtenu ce que l’on trouve dans le film : une belle fourrure bien sale, et ça ressemblait vraiment à un mouton, et on c’est dit OK c’est ce qu’il faut faire pour tous les autres personnages parce que si on peut avoir ça, ce sens incroyable de ce à quoi ressemble un animal avec en plus le design de personnage exceptionnel de Disney, ce que l’on attend de ces films, alors on a vraiment quelque chose de génial.
Les différents quartiers…
Rich Moore
Une des choses les plus cool de Zootopie, c’est la façon dont elle a été construite. Chaque quartier illustre des climats et des cultures différentes. A première vue, tout a l’air génial. Zootopie ressemble à une utopie mais un peu comme notre monde à nous, la ville n’est pas parfaite. Derrière cette magnifique façade, Zootopie a ses propres problèmes…
Notre lapine préférée : Judy Hopps !
Byron Howard
Judy Hopps fait un grand pas en avant lorsque cette petite lapine devient policière, mais elle est très déterminée. Elle est optimiste. Elle vit selon le principe qu’à Zootopie, tout le monde peut être qui il veut. Mais quand elle arrive au commissariat, elle est rattrapée par la réalité quand elle voit que tous les autres policiers sont grands et forts et ont des missions intéressantes alors qu’elle s’occupe de la voierie…
A propos du renard rusé, Nick Wilde
Nick Wilde, joué par l’incroyable Jason Bateman (V.O), est un animal rusé, et Jason le joue très bien. A la différence de Judy qui croit que chacun peut être qui il veut, Nick pense que l’on est ce que l’on est. Pour lui, il sera toujours le renard rusé et elle sera toujours la lapine idiote qui ne sera jamais un vrai policier.
A propos de la morale de l’histoire
Byron Howard
Judy et Nick doivent apprendre à se faire mutuellement confiance et faire fi des stéréotypes s’ils veulent avoir la moindre chance de sauver la ville qu’ils apprennent à aimer.
Rich Moore
Et au final, ces deux ennemis naturels, un renard et un lapin, sauvent la ville et font la découverte la plus importante de tous : Oui, comme le dit Nick, nous sommes ce que nous sommes, mais peut-être que l’on peut apprendre à regarder au-delà de ça, et on pourrait découvrir ce que l’on pourrait être.
La participation de Shakira
Byron Howard
On lui a décrit le scénario et elle est tombée amoureuse du film et nous d’elle ! Elle est incroyable. Elle parle six langues, est très sociable, brillante, talentueuse, et on savait qu’on tenait notre Gazelle dès qu’on l’a rencontrée. On était allé à Barcelone deux mois plus tôt. Rich, Clark et moi-même avons pu passer du temps avec Shakira et son adorable famille, et elle a enregistré la version finale de la chanson dans son beau studio de Barcelone, chez elle. D’entendre la chanson qui accompagne votre projet, c’est incroyable.








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