nous ne savons plus que faire.
Timon : Nous passons donc notre temps à manger des feuilles de salades.
Krokmou, Angus : Uuuh ?
Rox : J'ignorais que les salades faisaient grossir. Et puis qu'est devenu votre « Hakuna Matata ? »
Le duo se regarda d'un air désemparé avant de reprendre la parole.
(Musique)
Timon : Hakuna Matata....mais quelle phrase pathétique...
Pumbaa : Hakuna Matata...Quel chant sarcastiiiiique.
Timon : Ces mots signifiiient, que la vie est finie...(Avec Pumbaa) Remplie de souciiiiis, philosophiiiiiques ! Hakuna Matataaa...
Darla : Ils ne nous l'ont jamais faite celle-là...
Ce n'était pas évident de trouver un babouin dans une si grande forêt. Tel qu'on le voyait à l'accoutumé, c'était facile de le croiser car il apparaissait toujours à un moment surprise sans nous l'avoir demander. Alors quand on devait soi-même le chercher c'était tout autre chose.
Mené par Charlie, le groupe se faufilait entre les troncs à peine perceptibles au loin. Souvent on entendait le vacarme des oiseaux qui s'envolaient d'un arbre, le vent balayer les feuilles mortes sur leur passage, des craquements de branches venus de nul part, tout ce qu'il fallait pour rendre l'ambiance douteuse.
Scamp : J'ai l'impression que nous sommes perdus.
En effet cela faisait depuis un bon moment qu'ils marchaient sans savoir où aller. Ils passaient même sans s'en rendre compte à des endroits déjà visités.
Darla : Ca suffit j'en peux plus ! Ca fait des heures que l'on tourne en rond pour chercher ce Rafiki ! Faîtes ce que vous voulez mais moi je laisse tomber !
Rox : Ce n'est pas le moment pour les caprices Darla !
Rafiki : La petite a raison, laissez tomber...
La voix venait d'en haut : Perché sur une branche, Rafiki regardait ceux qui venaient d'arriver juste sous ses pieds.
Harold : Ah Rafiki vous voilà, on a besoin de votre aide !
Rafiki : J'ai dit laissez tomber, il n'y a rien à faire...
Le vieux babouin avait compris pourquoi il avait de la visite. Malheureusement son expression était épuisée.
Charlie : On est pas venu jusqu'ici pour se lamenter ! On a notre présidente à sauver alors si vous pourriez nous aider ce serait vraiment sympa.
Rox : Discord peut certes rendre le monde fou en un simple claquement de doigt, mais nous on est encore debout alors nous n'avons pas le droit de renoncer. Et puis vous avez aidez tellement de personnes auparavant Où sont passées vos : « Regarde au delà de ce que tu vois ! », « Il vit en toi ! » ?
Ces paroles ne changèrent en rien le moral de Rafiki qui ferma les yeux, abattu par cette tragédie.
En les rouvrant, il vit ceux de Scamp qui le suppliait du regard.
Scamp : ...S'il vous plait...Ange est en danger...
Le babouin ne pouvait lui même rien faire. Lui le sage extravertie, persuasif qui voyait de l'espoir n'importe où, Discord l'avait transformé en un simple singe lassé de cette vie, fatigué et renfermé dans son sort.
Rafiki : Si vous voulez un conseil...Oubliez et vivez...Vous vous y ferez...(Disparait dans le brouillard).
Au final cela n'avait abouti à rien. L'un de leurs espoirs à contrer les plans de Discord venait de disparaître sous leur nez sans leur apporter la moindre aide. Ce n'était que le début de leur aventure, mais ils sentaient déjà en eux fin douloureuse.
Tout ce que leur avait apporter cette petite balade en forêt était l'occasion de se perdre en son sein. Bien que Rox s’efforçait d'encourager les siens, même pour lui il était difficile de voir ne serait-ce qu'un brin de bonne humeur sur son visage. Chacun était rempli de désespoir ou d'inquiétude.
Sous la pression angoissante de donnait cette endroit, ils étaient seuls...enfin c'est ce qu'ils croyaient.
Angus : Hmmm ?
L'oreille du cheval se releva avec surprise après avoir entendu des oiseaux s'envoler.
Harold : Qu'est ce qui ne va pas Angus ?
Angus regardait derrière le groupe et fixait le brouillard qui masquait la route. L'autre oreille sursauta de nouveau suite à un second envole d'oiseaux.
Harold : Ce ne sont que des oiseaux qui s'envolent, ne t'en fais pas nous ne risquons rien.
Ce n'étaient pas le bruit des oiseaux qui retenait l'attention du cheval, mais celui qui les provoquait. Curieux, Harold tendit aussi l'oreille vers le brouillard et entendit les multiples battements d'ailes en groupe qui se répétaient fréquemment. Quelque chose les faisait fuir, quelque chose approchait. Cette fois l'autre son fut audible par le dresseur de dragons, des sortes de galops, non, une meute qui s'approchait ? Ce dont il était sur, c'est qu'il entendait bien des grognements furieux.
Harold : Angus, prend Darla et Scamp...
Agissant aux ordres, Angus prit Darla et Scamp sur son dos.
Darla : Hey ! Qu'est ce qui te prend l'cheval ?
Harold prit entre ses bras Charlie et Rox puis se rua sur le dos de Krokmou
Harold : Fonce Krokmou ! Fonce !
Le dragon et le cheval s'enfuirent juste à temps avant qu'une lionne ne les attrape. Krokmou était contraint à rester à terre et de courir à quatre pattes car les troncs étaient trop serrés pour qu'il puisse prendre son envol.
Darla : (En regardant en arrière) : AAAAAAAAAAAH !!!!!!!
Une troupe de lionnes affamées étaient en train de les pourchasser à quelques mètres près. En pleine course, Angus et Krokmou slalomaient entre les arbres et fonçaient droit devant malgré le manque de visibilité qui les handicapait. Angus, de ce fait, ne pouvait pas exploiter à fond ses capacités de course par peur de se prendre un tronc, pendant que les lionnes avec leur agilité gagnaient de la marge.
Scamp : Plus vite Angus !
Ils avaient beau courir, le brouillard ne laissait paraître aucune issue devant eux. La panique, la précipitation et la désorientation n'apportaient que brutalité à la fuite que Rox glissa et faillit se retrouver au sol, servit aux lionnes, si Charlie ne l'avait pas rattrapé à temps. La posture allongée du chien à retenir Rox qui effleurait à peine la terre affaiblissait la cadence de Krokmou et perturbait sa trajectoire.
Charlie : Accroches toi Rox !
Rox : C'est toi qui devrais plutôt bien m'accrocher ! Et...Et pourquoi on ralentit ?
Harold : Vite Krokmou !
Les prédateurs se trouvaient maintenant tout près du dragon qui donna tout ce qu'il pouvait. Une des chasseuses s'apprêtait à s'emparer de l'oreille du renard qui était désormais à sa portée. La tête à l'envers, Rox la voyait montrer ses crocs en tendant sa gueule vers lui.
Rox : Non...Non non NON !
Scamp : Ca y est !
Angus et Krokmou traversèrent enfin le brouillard qui les mena à la frontière de l'immense forêt : une falaise...
Leur vitesse les obligea à s'élancer dans le vide sans que personne encore ne sache ce qui allait les attendre au fond.
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