Dragons fan fiction : Le dragon des terres lointaines
Chapitre 1 :
La journée d'Harold avait pourtant si bien commencée. Dés les premiers rayons du soleil, Krokmou l'avait tiré du lit et ils étaient sortis pour voler tous les deux avant de se rendre à l’arène, où les attendaient les autres dresseurs. Un bon vent soufflait sur l'île, réchauffant agréablement l'air frais de ce début d'hiver. Une mission les attendait. Un ébouillantueur s'en prenait aux navires pécheurs de Beurk. L'idée de donner un coup de main à son père le mettait de bonne humeur et il avait put échanger quelques mots avec Astrid sans se mettre à rougir et à sourire bêtement, une première !
Et puis... Et puis les jumeaux avaient commencé à se disputer, manquant de détruire divers objets à leurs portée, Varek avait tenté de les séparer et s'était pris un coup perdu sur le nez, avait mit tout le monde en retard en voulant tout de suite se soigner, ce qui leur avait valu d’être réprimandé par Stoïk. Et Rustik...
Il avait encore brillé par sa bêtise et son orgueil. Le plan prévu ne lui avait pas convenu et il avait tout simplement ignoré les ordres. Résultats ? Un drakkars partit en cendres, un autre coulé au fond de la mer et un Stoïck en colère. Et le dragon sauvage s'était enfuit.
Une fois de retour dans l’arène, Harold sentit qu'il venait à bout de sa patience.
Harold avait rarement ressentit autant d'agacement envers son cousin. Encore une fois, il avait réussi à compromettre une mission. Il serra les poings pour les empêcher de trembler sous la colère. Il sentit alors Krokmou s’approcher de lui et glisser son nez sous sa main, l'air de dire : calme toi, ça ne sert à rien de t’énerver contre lui. Harold le regarda dans les yeux et se calma un peu. Mais la colère d'avoir déçu son père et échouer une mission était encore là. Pour ne pas arranger les choses, une pluie froide mêlée de neige fondue se mit à tomber. Il jeta un regard noir à Rustik et se tourna vers ses amis.
Il monta sur le dos de son dragon sans un regard aux autres, sachant parfaitement que ils étaient surpris de le voir avec un regard si sombre, mais il les entendit s'envoler juste derrière lui. Il laissa son ami dragon planer vers leur maison, en se demandent ce qu'il dirait à son père. L'averse se fit plus fort alors ils se hâtèrent de rentrer à l’abri.
Dés qu'il ouvrit la porte, la voix grave de Stoïck la Brute retentit.
Harold referma la porte, tête basse et regarda la silhouette massive qui se tenait devant le feu de l'âtre et qui continua de retourner le couteau dans la plaie :
Son père l’arrêta d'un geste de la main. Harold sut qu'il ne devait rien dire de plus. Quand la survie de tout le village reposait sur lui, le chef devenait extrêmement insensible aux excuses.
Il monta directement dans sa chambre avec Krokmou, après avoir dîné dans le silence le plus complet avec son père. Pendant que son meilleur ami réchauffait la pierre sur laquelle il dormait, il se jeta sur son lit, tournait les événements de la journée en boucle dans sa tête. Ces pensées finirent par s'estomper et il s’endormit.
Le lendemain, le ciel s'était obscurcit, mais la neige ne tombait plus. Krokmou et Harold volaient autour du bateau de pèche, scrutant les flots agités pour tenter de voir la présence de l'ebouillantueur de la veille. Les pécheurs remontaient et jetaient les filets en cadence, pendant que Varek, toujours son pansement sur le nez, restait avec son Gronk en vol stationnaire au dessus du drakkar. Les autres dresseurs étaient restés sur le plancher des yaks pour aider à la reconstruction des bateaux endommagés. Après une longue dispute, Rustik avait accepté de rester là bas, même si Harlod pensait que c’était uniquement pour ne pas travailler avec lui. Il espérait que tout se passait bien. Chose peu évidant à savoir quand on parle de Rustik.
Après un long moment à guetter, perchés sur le mat du drakkar, alors qu'ils avaient déjà repoussé une première attaque de l'ébouillantueur, Harold entendit l'un des pécheurs l'appeler.
Krokmou déposa son dresseur sur le sol et ce dernier s'approcha du viking qui l'avait interpellé. Celui-ci se tenait avec un autre prés d'un filet de pèche qu'ils remontaient.
Harold fut surprit et se pencha par dessus la rambarde. En effet, une masse sombre le tirait vers le fond.
A l'aide du Gronk et du Furie, ils remontèrent le filet et son occupant. Le jeune viking pensa un moment qu'un Mille-tonnaire ou même l'Ebouillantueur s'y était coincé, mais quand il vit le dragon en question était totalement différant. Il ne put empêcher un cri de stupeur.
Les yeux du reptile étaient fermés et il ne bougeait pas. Il devait faire, à vue de nez, douze bons mètres, et son corps très fin était couvert d’écailles bleues qui reflétait la moindre lumière. Une crinière verte ornait sa tête et sa colonne vertébrale jusqu'à la queue qui se finissait en touffe de crins plumeux. Le filet s'était emmêlé autour de ses quatre pattes courtes, les pattes avant exagérément éloignées des pattes arrières, ainsi qu'aux cornes de cerfs sur sa tête et aux deux fines et longues moustaches.
Harold ne lui répondit pas, son cœur battant à toute vitesse. Il ne pouvait pas laisser ce dragon comme ça. Il s'accroupit prés de lui et commença à démêler les cordes, délicatement. Il eut un sursaut en voyant ses mains se tacher d'un sang rouge très sombre. Le filet avait entaillé les écailles du reptile en se resserrant autour de lui. Il expira lentement pour se calmer et se remit au travail. Plusieurs pécheurs intrigués se massèrent autours d'eux, certains vinrent cependant lui donner un coup de main, coupant le filet avec leurs couteaux pour libérer le dragon.
Varek n'avait pas bougé. Son cerveau analysait déjà un maximum de caractéristique de cette espèce totalement inconnue. Rapidement, tous les liens tombèrent, au grand damne de quelques pécheurs qui pensèrent qu'il faudra réparer le filet. Mais le dragon ne bougea pas. Krokmou approcha prudemment et poussa un petit ronronnement. Harold posa sa main droite sur le cou du dragon inconnu et sentit le puissant cœur du furie battre sous sa peau. Lui aussi était inquiet.
Harold essaya de le calmer.