

Nom : Sula (Sou-la)
Espèce : Guépard
Âge : demandez-le-lui
Apprentie : Rafiki
Famille : ?
Histoire : Il y a longtemps, sur une terre lointaine, appelée la plaine des singes, le jeune Rafiki s’était aventuré hors du territoire de son groupe de mandrill. Il s’était rendu près de la caverne interdite par grande curiosité. Il s’approcha de l’entrée de la grotte à petits pas, c’est alors qu’il entendit une voix soupirer. «Ah, je te sens petit mandrill» Le petit Rafiki prit peur et recula, celle qui venait de parler s’avança, le jeune singe vit une ombre se mouvoir dans la grotte.
« N’aie pas peur, tu n’as rien à craindre de la vieille Sula. »
C’est alors qu’une vieille femelle guépard apparut. Le jeune singe se sentit rassuré, comment une vieille à demi aveugle pourrait lui faire du mal ?
« Rares sont les audacieux à venir ici, soit tu es très courageux, soit tu es particulièrement stupide »
« Je suis courageux »
s’indigna Rafiki en faisant une grimace. Sula fit une grimace à son tour, digne d’un vieux singe. Rafiki éclata de rire. Finalement la légendaire bête vivant dans la grotte interdite n’était pas le monstre à huit pattes et aux longues dents qu’on lui avait décrit.
« Vous n’êtes pas le monstre de la grotte ? » Demanda rafiki.
Sula éclata de rire à son tour.
« Tu parles du Zimwi ? Non je ne suis pas cette créature imaginaire qui fait peur aux enfants, je suis juste une vieille féline qui se terre ici, à la fraîcheur pendant l’après-midi caniculaire. »
Rafiki salua la vieille féline et s'en alla. Rentré chez lui, il raconta qu'il avait vu un bien étrange Zimwi. Certains le crurent, d'autre pas, mais la peur qu'inspirait la grotte interdite dissuada la plupart des autres jeunes primates d'aller vérifier les dires de Rafiki.
Quelques mois plus tard, après un long temps de sécheresse, des pluies torrentielles s'abattirent d'un coup d'un seul à quelques kilomètres de la plaine des singes, les oueds s'emplirent d'eau et des tonnes de liquide déchaîné coulèrent avec fracas vers la plaine des singes. Des torrents emplirent les chemins, surpris de cette tempête, beaucoup de créatures furent emportées et noyées. Celles qui avaient la chance de ne pas être noyées était déplacées très loin de leurs territoires, perdues et désorientées. Ce fut le cas de Rafiki, le jeune singe avait vu un torrent foncer sur lui et voilà qu’il se réveillait, mouillé dans un endroit inconnu en pleine nuit. Le jeune mandrill se releva, il semblait complètement perdu et son regard se mit à parcourir le paysage nocturne qui l’entourait, quand il aperçu une forme claire étalée sur le sol. Il se rapprocha et finit par reconnaître un pelage familier.
« Sula ! » s’exclama-t-il, content de voir un visage familier vivant dans tout ce bazar.
La vieille guépard gémit puis commença lentement à se redresser
« Sula est vraiment trop vieille pour toutes ces bêtises. »
Grogna-t-elle entre ses crocs. Elle se retourna et distingua la forme de Rafiki. Elle sourit.
« Encore là petit curieux ? »
Le singe sourit, mais cela ne dura que quelques secondes.
« On a été emportés par les flots, où sommes-nous ? » demanda le jeune singe.
La féline se redressa lentement toussa un peu et s’ébroua du mieux qu’elle put.
« Ah, c’est le désavantage de vivre dans un oued, quand il se remplit, tout part avec l’eau qui arrive. C’est comme ça qu’on finit noyé en plein désert. Et c’est aussi pour ça que la plaine des singes était fertile, l’oued la traverse, tous ceux, comme nous, qui avaient la malchance de se trouver au milieu de la plaine ont été emportés. »
« On a eu de la chance de s’en sortir vivant », murmura Rafiki.
En réponse, Sula hocha la tête. Comme d’un commun accord, les deux survivants allèrent se réfugier en hauteur, sur un rocher plat qui semblait au-dessus de l’oued, à présent rempli d’eau qui semblait pressée d’arriver à sa destination.
« Comment on va faire » gémit Rafiki, « on est seuls et loin de chez nous »
le jeune singe avait envie de pleurer. Sula, elle, ne bronchait pas.
« Seule j’ai l’habitude d’être. Quand tu as beaucoup voyagé, n’importe quoi peut devenir chez toi. »
« Tu en sais des choses »
Rafiki était impressionné, Sula semblait avoir vécu beaucoup d’aventures.
« Je t’apprendrai si tu veux »
Après une nuit de repos, le mentor et son apprenti prirent la route.
« La première étape de notre voyage consiste à trouver un bâton. »
« Un bâton ? »
« Oui, pour rester groupés, c’est important, choisis-en un, vas-y. »
Rafiki s’exécuta, il mit trente bonnes minutes à trouver un bâton, quand il sentit que c’était enfin le bon, il sentit un vent lui ébouriffer les poils. Après cela, le maître et son apprenti parcoururent l’Afrique, rencontrant un nombre incalculable de créatures et de situations, chacune illustrant parfaitement les leçons de Sula.
«Rafiki, n’oublie pas que tu ne seras jamais seul, ceux que tu as connus et aimés vivront en toi pour toujours. Dans les étoiles qui te guident ou dans l’eau que tu bois… Si tu n’oublies pas ces paroles, alors la solitude ne viendra jamais. Et surtout, n’oublie pas qui tu es»
« Je n’oublierai pas »
avait murmuré le mandrill, maintenant adulte avant de voir son mentor disparaître à travers la nuit à pas lents et fatigués. Elle ne réapparut pas. Lorsque Rafiki arriva sur la terre des lions, vieux mandril sage, il devint Mjuzi royal, comme nous le savons tous.
Lineart(c)Moi(deuxième perso que je dessine moi même[admirez ces pattes horrible)
Relecture(c)Eztia