

Merci à Hecate et à Grey Wolf pour leurs conseils d'anatomie canine !
Nom : Adak.
Sexe : Mâle.
Âge : Celui des enfants de Jenna et de Balto.
Race : 75% husky sibérien, 25% loup gris.
Famille : Balto et Jenna (ses parents) ; Kodi, Aleu, trois autres chiens (frères et sœurs).
Autres relations : Djana (dont il est amoureux, sans que cela soit réciproque) ; Tarak (son « rival » qu'il déteste) ; Dusty (son amie, probablement celle avec laquelle il se sent le plus à l'aise) ; Ralph et Kirby (deux connaissances qu'il apprécie).
Caractère : Quand il était un jeune chien, Adak était plein de joie de vivre. Très joueur, il se liait rapidement d'amitié et, par la suite, restait très attaché et très loyal à ceux qu'il aimait. Adak était également assez naïf, ne se rendant généralement pas compte quand on le faisait marcher, et ne se défendant pas vraiment contre les jeunes chiens qui l'embêtaient – heureusement, il y en avait peu.
Après son abandon, il se renferma sur lui-même et, même avec des gens qu'ils côtoyaient depuis très longtemps, il était plus réservé, moins joueur. Cette expérience le marqua profondément : même si cela ne se voyait pas forcément beaucoup de l'extérieur, le jeune chien-loup avait désormais peur que ceux qu'il aimait l'abandonnent également, et se mettait à douter de leur affection. Oh, il ne s'en inquiétait pas en permanence, non ! Mais quand il était triste, pour une raison quelconque, ou que ses amis étaient allés faire autre chose, ses doutes revenaient le tarauder, disparaissant pourtant quand il passait du bon temps avec ses proches.
Mais quand il se reprit à espérer et à attendre, attente qui ne fut jamais récompensée, son caractère changea une fois encore, sans s'améliorer... Il devint amer, souriant rarement, parlant peu, lâchant de temps en temps quelques remarques sarcastiques, restant à l'écart. La plupart du temps morne et indifférent, il lui arrivait cependant de s'énerver pour un rien, s'enflammant aussi vite qu'une brindille. Il se coupait lui-même des autres, sans en avoir conscience. Heureusement, grâce à une amie de Kodi, il parvint à s'ouvrir de nouveau aux autres, tout en restant hélas inaccessible à ceux qu'il ne connaissait pas ou peu. Adak savait faire preuve de joie et d'affection, mais uniquement envers certains membres de sa famille et ses rares très proches amis.
Histoire : Comme tous ses frères et sœurs, Adak naquit chez Rosie, la jeune maîtresse de sa mère. Il fut adopté alors qu'il était encore un petit chiot par un jeune garçon. Très vite, le courant passa entre les deux, et ils s'adorèrent, jouant ensemble très souvent... Jamais on ne voyait l'un sans l'autre ! La nature ouverte et affectueuse du chiot avait conquis le cœur de son maître.
Malheureusement pour lui, les parents du garçons décidèrent de déménager. Adak fut triste de quitter sa famille, mais il devait rester avec son ami – c'était son rôle, n'est-ce pas ? Il se fit à sa nouvelle vie, grâce à l'amour que ne cessait de lui apporter l'enfant.
Mais, hélas, son bonheur n'était pas fait pour durer. Un jour, alors que le jeune homme était parti passer quelques jours chez son oncle, dans une ville voisine, il laissa l'animal chez lui, son oncle étant allergique aux poils de chien. Adak, déçu, songea qu'il allait passer plus d'une semaine dans une maison où, si la mère l'appréciait, mais sans plus, le père, lui, ne voyait pas du tout d'un bon œil la présence du chien chez lui. A sa grande surprise, l'homme se montra au contraire très gentil, bien plus amical envers lui qu'à l'habitude. Le surlendemain du départ de son fils, l'homme emmena Adak se promener dans la forêt. Là, le maître marcha un moment, le jeune chien trottant gaiement derrière lui. Puis tous deux s'arrêtèrent, l'homme attacha l'animal à un arbre à l'aide d'une corde, détacha le foulard qu'il portait, un foulard que lui avait donné l'enfant, ordonna au chien de l'attendre bien sagement et partit.
Très obéissant, le chien s'assit et attendit. Au bout d'un moment, trouvant le temps long, il se coucha et finit par s'assoupir, fatigué par la longue marche dans la forêt. Quand il se réveilla, la nuit était tombée, seul la lune et les étoiles éclairaient le paysage autour de lui. Frissonnant, il se redressa. Jamais il ne s'était retrouvé seul dehors en pleine nuit, il dormait toujours bien au chaud, dans la chambre de son ami humain.
Une légère inquiétude lui serrant le cœur, il scruta la nuit, se demandant où était passé le père de son maître. Puis, le temps passant et la peur grandissant, il dut se rendre à l'évidence : il avait été abandonné. Cette pensée lui brisa le cœur. Cependant, il se mit à ronger sa corde, tentant de se libérer. Une fois cela fait, il partit. Il fallait retrouver son chez-lui !
Mais Adak avait beau sentir, sonder le décor, il ne reconnaissait rien. L'homme avait bien travaillé : loin de chez lui, encore jeune et inexpérimenté, en pleine nuit, le chien ne put retrouver le chemin de la maison. Il se perdit et ainsi commença son errance...
Pendant plusieurs mois, le jeune animal chercha son chemin, sans jamais y parvenir. Il mangeait ce qu'il trouvait, c'est-à-dire souvent des charognes, et de la neige pour tromper la faim. Il serait sûrement mort de faim s'il n'avait pas trouvé une petite ville, dans laquelle, poussé par la douleur qui lui rongeait l'estomac, il fouillait les poubelles pour avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Mais ce n'était pas chez lui, cette ville n'était pas son but. Il repartit donc, mais, alors qu'il pensait se rapprocher de la ville où vivait son maître, il ne faisait que s'en éloigner davantage.
Puis, un matin, affaibli, il émergea d'une forêt et se trouva près de la mer, et en aucun cas près des humains. Désespéré, il se laissa tomber au sol, où il resta inconscient. Il fut réveillé par une voix qui lui parlait, et il eut la surprise de voir, en ouvrant les yeux, un loup. Adak resta pétrifié, ne sachant comment réagir. Il avait peur – un loup, même âgé comme celui-ci, pouvait être très dangereux pour un chien inexpérimenté tel que lui... Mais le vieux loup ne semblait pas belliqueux, il s'assit simplement près d'Adak et lui parla, avec douceur, lui demandant ce qu'un chien faisait si loin de la présence des hommes. D'abord rendu silencieux par la surprise de voir un loup lui parler de manière si amicale, il finit par répondre avec hésitation qu'il recherchait la ville où habitait son maître, et il expliqua brièvement ce qui lui était arrivé.
Le loup, qui se présenta ensuite sous le nom de Nava, lui dit qu'il ne pouvait hélas pas l'aider à retrouver son ami humain. Adak, abattu, répondit qu'il se résignait à ne jamais le retrouver. Le vieil animal resta pensif un moment, avant de prendre la parole d'une voix lente.
- Si tu penses que tes recherches ne serviront à rien, je connais un endroit où tu pourrais vivre. Non loin d'ici, une bande de terre conduit à une presqu'île sur laquelle vit une meute.
Le jeune chien entrouvrit la gueule avec perplexité. Il exprima ses doutes quant à son acceptation dans leurs rangs. Qu'est-ce qui faisait croire à Nava que des loups voudraient de lui, un chien domestique ? Et comment pourrait-il jamais s'acclimater à la vie sauvage ? Son interlocuteur eut un léger sourire mystérieux, lui disant qu'il trouverait les réponses par lui-même. Dubitatif, Adak se dit que de toute manière, il n'avait nulle part où aller. Il n'était pas capable de retrouver son ami humain, alors qu'il vagabonde après avoir été chassé de l'île par des loups ou bien recommencer à errer aussitôt...
Ainsi donc, Nava le guida jusqu'au chemin menant à l'île. Quand ils se quittèrent, Adak le remercia de sa sollicitude, et reçut une expression énigmatique ainsi qu'un « Je commence à avoir l'habitude de guider des animaux n'ayant nulle part où aller jusqu'à cette île. » qui le laissa perplexe.
Le chien-loup marcha pendant un moment après avoir atteint la presqu'île. Son flair lui indiquait en effet une présence de loups, mais peu marquée. Sans doute n'était-il pas encore arrivé près de l'endroit où vivait habituellement la meute... Et tandis que l'odeur lupine s'intensifiait, il hésita. Qui savait ce qui l'attendait ? Peut-être que les loups qu'il rencontrerait ne se contenteraient pas de le chasser, peut-être le tueraient-ils... Mais avant qu'il ait eu le temps de prendre une décision, il entendit des cris, et il se retrouva soudainement encerclé par ceux qu'il avait cherché. Contrairement au vieux loup qu'Adak avait rencontré peu de temps auparavant, ceux-là n'avaient rien d'accueillant, grognant contre lui, se rapprochant sans hâte, sûrs d'eux. Terrifié, il comprit qu'il n'y avait pas d'issue pour lui. Cependant, une voix se fit entendre, ordonnant aux assaillants du chien d'attendre, et Adak vit avec stupéfaction approcher... Aleu. Mais que faisait-elle là ? La jeune femelle s'approcha vivement de lui, très excitée. Elle lui posa de de nombreuses questions à la suite, sans même lui laisser le temps de répondre. Elle se rendit finalement compte que son frère ne comprenait rien à la situation, et lui proposa alors qu'ils aillent discuter dans un endroit plus tranquille. Elle expliqua brièvement aux loups de la meute qu'Adak était son frère, avant de s'éloigner en sa compagnie. Là, Aleu raconta tout ce qui lui était arrivé, les deux canins ne s'étant pas revus depuis qu'Adak avait quitté la ville avec son maître en tant que chiot. Quand elle eut terminé, elle lui demanda pour quelle raison il était là, ce qu'il faisait si loin de chez lui. La voix terne, l'air accablé, le chien-loup expliqua son abandon par le père de l'enfant, sa vaine quête pour le retrouver et finalement sa rencontre avec Nava. Aleu, désolée pour lui, lui offrit de rester avec eux.
-Tu auras peut-être un peu de mal à t'acclimater à la vie ici, au départ, mais je suis sûre que tu t'y plairas !
Finalement, Adak accepta. Il rencontra les autres loups de la meute, desquels il n'osa s'approcher. Cependant au bout d'un certain temps passé à leur contact il s'habitua à eux, et bien que restant distant avec tout le monde et regrettant infiniment son maître, il parvint à s'accoutumer à sa nouvelle vie. Il dut évidemment apprendre à chasser et à se comporter comme n'importe quel loup, ce qui lui posa problème... Mais en persévérant un peu, il réussit à y arriver à peu près.
Le temps passant, il remarqua une jolie jeune louve, amie de sa sœur, nommée Djana. Il tomba amoureux d'elle, et décida de mettre en œuvre tout ce qui lui était possible pour gagner son amour. Malheureusement pour lui, Djana l'appréciait seulement en tant qu'ami et semblait être sous le charme d'un autre membre de la meute, Tarak (sur ce point-là, il avait tort, mais il l'ignorait). Cette découverte brisa le cœur d'Adak, qui se sentait trahi une seconde fois. Suite à cela, il devint encore plus sombre et plus replié sur lui-même. Sa sœur s'inquiéta pour lui, mais ne savait pas ce qui causait cette attitude et ne put rien faire pour lui.
Adak continuait à s'enfoncer dans sa solitude et sa colère, tant et si bien qu'un jour, il tenta d'attaquer celui qui lui avait "volé" Djana : alors qu'il se promenait, seul, il bondit sur lui, mais tous deux tombèrent dans la rivière proche. Heureusement, le chien-loup réussit à atteindre la rive sans véritable dommage, mis-à-part son désespoir d'avoir raté son coup – il vit en effet le loup se traîner sur la rive opposée, choqué et tremblant, mais sauf.
Furieux, Adak partit. Il quitta la presqu'île, s'éloigna du territoire de la meute autant qu'il le pouvait. Cette fois-ci, sans être exceptionnellement doué en survie, il se débrouilla bien mieux que la première fois qu'il avait été confronté à la solitude dans la nature, et, tandis qu'il s'éloignait de l'endroit où vivait sa sœur, il prit la décision de se venger.
Par un étrange hasard, il arriva dans sa ville natale, Nome. Pendant un instant, perdu dans des pensées nostalgiques, il crut que tout allait redevenir comme avant, que tout recommencerait, qu'il retrouverait son maître et ses parents, comme au temps où il était chiot. Il revint brusquement à la réalité en s'engageant dans la petite ville, et voulut repartir immédiatement. Malheureusement pour lui, il fallut que sa mère Jenna arrive justement à cette instant, le reconnaisse malgré tout le temps passé et l'interpelle, se précipitant vers lui avec joie. Dérouté, Adak ne savait comment réagir. Il avait l'impression de revivre sa rencontre avec Aleu, sur le territoire de la meute... Alors que Jenna le pressait de questions, il aurait souhaité s'enfuir, partir sans regarder en arrière, mais en plongeant son regard dans celui de sa mère, il n'en eut pas le courage. Il accepta de venir avec elle voir son père et ses frères et sœurs restés à Nome.
Tous furent très heureux de le revoir, malgré le mutisme et l'air ombrageux du jeune chien, et lui posèrent de nombreuses questions, la première étant ce qu'il faisait ici, alors qu'il avait déménagé avec son maître. Regardant ailleurs, il expliqua que le père du garçon l'avait abandonné, ce qui l'avait mené à trouver Aleu et sa meute, mais qu'il avait décidé de la quitter assez rapidement, ne se sentant pas à sa place. Désolée pour lui, sa famille lui proposa de rester ici, à Nome. Il n'en avait aucunement l'intention, mais il haussa finalement les épaules avant de s'éloigner.
Le temps passa, et Adak était toujours à Nome. Cependant, au grand accablement de ses proches, il était sombre et distant, se promenant parfois silencieusement dans les rues, têtes baissée, ou restant dans un coin de la chaudière... Jusqu'au jour où une jeune chienne s'approcha de lui, un sourire amical aux babines. Elle le salua, se présenta comme une amie de son frère Kodi et lui proposa de venir passer un peu de temps avec l'équipe de poste de la ville pendant leur temps libre. Extrêmement surpris que quelqu'un qu'il avait à peine vu une fois ou deux lui adresse la parole, et surtout de cette manière, il émit un bruit indéfinissable que la chienne interpréta comme un oui, puisqu'elle partit en lui lançant un « à tout à l'heure, alors ! ».
Après son départ, Adak se posa des questions : pourquoi cette chienne, Dusty, était-elle venue le voir ainsi ? Que voulait-elle ? Il ne comprenait pas. Espérait-elle quelque chose de lui ? Mais il n'aurait rien pu faire, il n'avait rien, il était seul, elle n'aurait pu tirer de lui aucun intérêt à se montrer sympathique. Cependant, rendu quelque peu paranoïaque après ses expériences passées, il resta méfiant, craignant quelque obscur plan qui finirait par lui faire du mal.
Quand Dusty le présenta aux autres membres de l'équipe de poste, tous se montrèrent curieux envers ce chien solitaire, mais ils étaient amicaux, ce qui achevait de dérouter Adak.
Plusieurs fois, un des membres du groupe, malgré le mutisme obstiné du jeune chien, lui proposa de se joindre à eux. Lentement, au fur et à mesure du temps, le fils de Balto commença à être plus sûr de lui et à moins craindre une quelconque stratagème. Même s'il restait discret et peu enjoué, il se mettait à secrètement apprécier la compagnie de ses semblables. Il appréciait tout particulièrement la compagnie de Dusty, qui avait tout fait pour qu'il sorte de sa coquille. Heureusement pour lui, l'histoire qu'il avait connue avec Djana ne se répéta pas, en partie parce qu'il savait que la jeune chienne grise semblait avoir une affection particulière pour Ralph, un des membres de l'équipe de poste.
Bien qu'Adak semblait avoir perdu la joie de vivre et la naïveté qui le caractérisaient quand il était un chiot, il reprenait lentement goût à la vie. Il regrettait toujours amèrement son jeune maître – qu'était-il devenu ? – et l'absence d'amour de Djana pour lui, mais il semblait avoir réussi à tourner la page et à regarder devant lui plutôt que derrière. Il restait distant avec les inconnus et ceux qu'ils connaissaient peu, mais avec ses proches – très proches – il arrivait à montrer de l'affection et de la gaieté, même s'il ne redevint jamais tout à fait le même.
Relation avec Balto : Fils de Balto et de Jenna et frère de Kodi et d'Aleu. Il a brièvement connu Nava qui lui a indiqué comment se rendre sur l'île où habitait cette dernière. Ami de Dusty, il apprécie également un peu la compagnie de Kirby, Ralph et des autres chiens de la poste.